Des mesures «ciblées» pour l'Outaouais

La Société pour la nature et les parcs... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La Société pour la nature et les parcs du Canada souhaite la protection de la rivière Noire, de la rivière Coulonge et de certains segments du bassin de la rivière Gatineau.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Tout en accusant le Canada d'être «à la traîne des autres pays» pour la protection des zones terrestres et eaux intérieures, la Société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) estime que Québec devrait saisir des «possibilités intéressantes» de protéger la rivière Noire, la rivière Coulonge, ainsi que des segments du bassin de la rivière Gatineau.

Le rapport intitulé Protéger le Canada: est-ce dans notre nature? publié hier évalue les progrès réalisés au Canada dans l'atteinte de l'objectif international visant à protéger au moins 17% des zones terrestres et 10% des eaux d'ici 2020, en plus d'améliorer la qualité des aires protégées.

À travers le pays, le rapport identifie de nombreux endroits où les mesures prises sont loin d'être suffisantes, alors que le financement des gouvernements pour assurer la protection des aires protégées et des eaux intérieures est en décroissance. Selon l'évaluation de l'organisme, le Canada a pris un retard important et il lui faudrait 50 ans pour atteindre les cibles fixées.

Région de l'Outaouais

La SNAP consacre un chapitre à la situation au Québec, en particulier la région de l'Outaouais, où elle souhaite la mise place de mesures de protection de la rivière Noire, de la rivière Coulonge et de certains segments du bassin de la rivière Gatineau.

«La protection de ces secteurs offrirait à la population d'excellentes occasions de se rapprocher de la nature, étant donné qu'ils se trouvent à brève distance en voiture de grandes villes comme Montréal et Ottawa», soutient la SNAP.

Toujours en Outaouais, l'organisme ajoute que même si des mesures de protection provisoires visant le bassin de la rivière Dumoine ont été annoncées en 2008, les limites et le niveau de protection définitifs n'ont pas encore été établis. La rivière Dumoine se déverse dans la rivière Outaouais à une dizaine de kilomètres en amont de Rapides-des-Joachims.

«Le Québec devrait accroître la superficie de l'aire protégée proposée à au moins 2000km2 afin de protéger la riche biodiversité de la rivière Dumoine et de permettre la connectivité écologique entre le parc Algonquin de l'Ontario et la forêt boréale.»

Au Québec, le gouvernement provincial a la juridiction sur 99% des aires protégées, et le gouvernement fédéral 1%. Les aires protégées terrestres représentent maintenant 9,1%, avec une progression de 0,4% depuis 2011.

Si le Québec n'intensifie pas ses efforts, il est fort probable qu'il n'atteindra ni ses cibles intérimaires pour 2015 ni ses objectifs pour 2020. Pire, au rythme actuel, il lui faudra 20 années supplémentaires pour atteindre la cible de 17%, estime le SNAP.

La tendance s'est inversée depuis 2010, note l'organisme, quand le gouvernement a délégué aux conférences régionales des élus (CRÉ) le mandat d'identifier de nouvelles aires protégées candidates. Dans certains cas, les CRÉ ont abandonné le processus, alors que dans d'autres cas, le gouvernement n'a toujours pas mené le processus à terme en protégeant les aires désignées par les régions.

«De toute évidence, le processus n'a pas produit les résultats escomptés jusqu'à maintenant», conclut l'organisme.

Pgaboury@ledroit.com

Un couple de Val-des-Monts a eu toute une surprise au petit matin, jeudi dernier. Vers 6h, un résident du chemin St-Joseph a aperçu quatre vaches devant sa maison. Le petit troupeau avait tout bonnement décidé de faire la rencontre du véhicule de sa conjointe, garée dans leur entrée. Résultat: près de 1000$ de dommages ont été causés à la voiture de marque BMW. À l'arrivée des policiers, les «suspectes» avaient déjà fui les lieux. Plus tôt en soirée, les quatre bêtes auraient également été aperçues en cavale sur une route dans le secteur. Les policiers de la MRC des Collines-de-l'Outaouais croient que les deux événements sont liés, quoique leur enquête bovine se poursuit. LeDroit

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