Le maire Saywell pris à partie

Le maire de Grenville-sur-la-Rouge, John Saywell a été la cible de critiques... (LeDroit)

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Le maire de Grenville-sur-la-Rouge, John Saywell a été la cible de critiques lors d'une conférence de presse organisée par cinq citoyens, hier, à Hawkesbury. Les critiques découlaient d'un jugement de la Commission municipale du Québec (CMQ), rendu le 23 juin, et qui a donné raison au groupe de citoyens.

La CMQ stipule qu'un règlement de zonage adopté le 20 janvier par la municipalité est non conforme à son plan d'urbanisme.

Prenant la parole au nom du groupe, Marc Le Gris a commenté le jugement de la CMQ. «Quand nous avons comparé le Plan d'urbanisme présenté au public à celui que nous avons obtenu de la CMQ, il y avait des choses qui n'avaient pas de sens. Il y avait eu des modifications après la présentation au public».

Le maire Saywell était présent à la rencontre.

Le jugement de la CMQ concernait un règlement de zonage qui aurait autorisé l'usage d'un terrain appartenant au maire Saywell pour établir un commerce d'hébergement.

La CMQ a déclaré le terrain en question non conforme pour un tel usage.

«La zone visée par le jugement comprend, entre autres, le terrain du maire et le Club équestre d'Argenteuil, un organisme sans but lucratif, dont la conjointe et la fille de M. Saywell en sont la secrétaire et la trésorière», a ajouté M. Le Gris.

Le secteur de Pointe-au-Chêne a également été visé par le jugement alors que la municipalité avait autorisé un règlement de zonage pour permettre l'établissement d'une carrière-sablière. La CMQ avait déterminé que la zone «est voisine d'une zone peuplée et comprend une aire de confinement de cerf de Virginie.»

Marc Le Gris a déploré le fait que la municipalité a prétendu une erreur de transcription dans le plan d'urbanisme. «Comment expliquer qu'on paye des sommes faramineuses pour des spécialistes en urbanisme et on a des erreurs?» a-t-il questionné.

Saywell se défend

Dans sa réplique, le maire a pris soin de souligner la présence des anciens conseillers municipaux Noël Baril, Pierre Lessard, et Diane Monette dans le groupe de citoyens contestataires.

Le maire a entre autres décoché une flèche à l'endroit de Mme Monette. «Pendant quatre ans, elle était responsable de l'urbanisme au conseil et n'a jamais accouché de notre plan. On est en retard d'à peu près six ans pour être conforme au schéma régional. Donc, c'était avec une certaine urgence dès notre élection, en 2013, qu'il fallait adopter le plan», a affirmé M. Saywell.

Le maire ajoute que «diverses pressions» exercées sur le conseil auraient mené à des erreurs dans l'élaboration du Plan d'urbanisme.

Pour ce qui est de son projet de commerce d'hébergement, M. Saywell précise que son intention était de créer des chambres d'hôtes pour accueillir des touristes. «On n'a pas besoin d'un règlement pour une chambre d'hôtes», a souligné le maire. Il ajoute qu'une erreur a dû se glisser lors de la finalisation du Plan d'urbanisme. «Ce n'était pas notre intention, il s'agit d'une omission. Je n'ai jamais eu l'intention de construire un hôtel, mais une chambre d'hôtes».

Le maire a indiqué que la municipalité respectera le jugement de la CMQ.

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