Hommage à «un grand» de l'Ontario français

Des dizaines de personnes ont rendu hommage au... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Des dizaines de personnes ont rendu hommage au frère Maurice Lapointe, dont les cendres étaient exposéee vendredi au Salon Racine, Robert et Gauthier, dans le quartier Vanier

Etienne Ranger, LeDroit

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À n'en point douter, le frère Maurice Lapointe a laissé une marque indélébile sur la région de la capitale nationale. Des amis et des leaders de la communauté franco-ontarienne se sont réunis, vendredi soir, pour lui rendre hommage et offrir leurs condoléances aux proches d'un grand homme.

La présidente du collège La Cité, Lise Bourgeois, en entrevue avec LeDroit, a conclu ses commentaires sur le défunt par ces mots: «C'est un grand.» Une affirmation toute simple qui faisait écho aux propos de nombreux gens rencontrés au salon Racine, Robert et Gauthier, dans le quartier Vanier.

Bien entendu, le frère Lapointe a été louangé pour son rôle dans le milieu de l'éducation. Il a ététout à tour enseignant et directeur de l'Académie De La Salle (maintenant l'école secondaire publique De La Salle), un acteur clé dans la création d'écoles secondaires publiques de langue française en Ontario, et le premier président du conseil d'administration du collège La Cité.

«J'espère qu'on va se souvenir de tout ce qu'il a fait. On ne serait pas où on en est s'il n'avait pas persévéré, s'il n'avait pas eu la conviction que l'éducation de langue française mérite cette place», soutient Mme Bourgeois.

«C'était un initiateur. Toutes les nouvelles formes de pédagogie, il était sensible à ça. Il avait un grand sens de l'adaptation. [...] C'était un homme qui voyait les choses avant tout le monde. Il avait une grande capacité de synthèse», souligne le frère Jean-Louis Jeaurond, un ancien élève du frère Lapointe.

Un visionnaire

Or, ce n'est pas que le bilan de ces réalisations qui était encensé, vendredi soir. Le frère Maurice Lapointe, l'être humain qu'il était, a également attiré les hommages.

Le chef de cabinet du maire d'Ottawa, Serge Arpin, était du nombre à s'être déplacé, vendredi soir. M. Arpin était élève à l'école De La Salle lorsque le frère Lapointe était directeur à la fin des années 70.

«Il était tellement visionnaire, à l'écoute des jeunes leaders. Il voulait tellement donner de la place aux jeunes. [...] C'est quelqu'un qui va nous manquer terriblement. C'était une personne avec un leadership exceptionnel, il nous faisait tous sentir comme si on pouvait en faire plus, qu'on était capable de plus.»

Ancien directeur et enseignant, Rhéal Sabourin était proche du frère Maurice Lapointe. Il vante l'humanité de son bon ami.

«Avec Maurice, c'était une amitié sincère. Sa présence était réelle, il n'était pas juste de passage. [...] Il était rationnel, logique et il était capable de prendre des décisions. On pourrait penser qu'il était froid, mais il était chaleureux et sensible.»

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