Marche pour la réconciliation à Gatineau et Ottawa

Des milliers de personnes (plus de 7000 a... (Martin Roy, LeDroit)

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Des milliers de personnes (plus de 7000 a annoncé le maire d'Ottawa, Jim Watson, à la fin du parcours) ont pris part à la Marche de la réconciliation.

Martin Roy, LeDroit

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L'heure est à la réconciliation dans la région de la capitale nationale, dimanche. Autochtones et non-autochtones marchent côte à côte dans les rues de Gatineau et Ottawa pour lancer un mouvement de rapprochements entre les différentes communautés du Canada.

L'événement est organisé à la veille du dévoilement du rapport de la Commission Vérité & Réconciliation sur le système des pensionnats indiens. Ces découvertes filtrent depuis quelque temps déjà, notamment des témoignages d'enfants arrachés à leur famille et à leur communauté et victimes de violence physique et sexuelle.

La pratique des pensionnats autochtones a duré de 1820 à 1996.

L'objectif du rassemblement est de mettre à l'avant-plan ces éléments plus sombres de l'histoire canadienne, mais surtout, d'en tirer les leçons qui s'imposent. 

«Il ne faut pas oublier ce qui s'est passé. [...] On peut en guérir», affirmait un survivant des pensionnats, Dominique Rankin, dans un discours avant le début de la marche.

Plusieurs dignitaires ontariens et québécois étaient sur place pour assister à l'événement, notamment la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne qui a prononcé un discours à la fin de la marche, devant l'hôtel de ville d'Ottawa. Le ministre des Affaires autochtones et du Développement du Nord canadien, Bernard Valcourt, a également pris le micro durant le rassemblement.

Les ministres de la Justice du Québec et de l'Ontario, Stéphanie Vallée et Madeleine Meilleur, étaient également présentes. La première a pris le micro au nom du premier ministre, Philippe Couillard, pour reconnaître l'horreur vécue dans les pensionnats autochtones.

«Les pensionnats font partie des éléments sombres de l'histoire québécoise et canadienne. De 1820 à 1990, des milliers d'enfants autochtones ont été séparés de leur famille, de leur communauté [...], pour être éduqués selon des valeurs de l'époque. En déracinant ces enfants, c'est une entaille profonde qui a été créée au coeur du tissu familial de ces familles autochtones.»

Plus de détails dans l'édition du Droit du 1er juin 2015

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