Un toit d'urgence pour les familles nombreuses

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Le 165, rue Kent peut désormais servir de logement de dépannage.

Martin Roy, LeDroit

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Un nouveau logement de dépannage pour les familles nombreuses à faible revenu vient d'être inauguré au coeur du Vieux-Hull, dans l'ancienne résidence des frères capucins.

Les Oeuvres Isidore-Ostiguy ont pu mettre la main sur la maison située au 165, rue Kent, grâce à la contribution des frères capucins, de l'homme d'affaires Eugène Tassé et de la Caisse Desjardins de Gatineau.

La résidence peut donc désormais servir de logement de dépannage, pour une durée maximale de 18 mois, pour les familles nombreuses qui peinent à trouver un appartement convenable en fonction de leur capacité de payer.

La directrice des Oeuvres Isidore-Ostiguy, Louise Guindon, a souligné hier que la Société d'habitation du Québec avait également contribué en acceptant que les familles qui y seront hébergées puissent bénéficier du programme de supplément au loyer. Cela permet aux familles de ne payer que 25 % de leurs revenus pour se loger.

La maison de la rue Kent a été habitée par une vingtaine de frères capucins depuis 1967. C'est le frère Luc Dion qui a eu l'idée d'offrir aux Oeuvres Isidore-Ostiguy la possibilité d'acheter la résidence, à un prix en-deçà de sa valeur marchande.

Le ministre provincial des Capucins, le frère Louis Cinq-Mars, a souligné que la maison peut ainsi garder «sa mission». «Même si nous, on quitte, la maison continue à avoir une mission de service, une mission d'accueil. Cette maison continue à être un havre, un lieu de paix, une  oasis pour que des personnes puissent se retrouver, se reconstruire et continuer dans la vie», a-t-il mentionné.

À l'heure actuelle, une famille avec sept enfants y est hébergée. Louise Guindon a précisé que le choix s'est arrêté sur cette famille parce qu'elle devait auparavant vivre séparément, dans deux logements distincts, faute d'avoir pu trouver un appartement suffisamment grand pour l'accueillir. «Et si on choisit d'installer une famille, c'est parce qu'on croit que dans un an et demi, elle va être capable de se reprendre en mains, parce qu'il y a quand même du soutien communautaire qui est offert à cette famille-là», a-t-elle indiqué.

La demande est cependant bien plus grande pour des logements à prix modique pour les familles. «J'ai refusé, l'année passée, 230 familles dans mes logements de dépannage», a fait savoir la directrice des Oeuvres Isidore-Ostiguy.

Le président du conseil d'administration de l'organisme, François Roy, a pour sa part souligné que selon des données de Statistique Canada datant de 2011, «à Gatineau, le nombre de ménages locataires consacrant plus de 80 % de leur revenu à leur loyer a bondi de 57 % depuis 2006, soit plus du double que la moyenne provinciale».

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