Fusion forcée des CDR: Québec se justifie

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Françoise David, porte-parole de Québec Solidaire, défend le modèle actuel des CDR.

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La fusion des coopératives de développement régional (CDR) répond à des impératifs d'optimisation des ressources humaines et des budgets et permettra du même coup «d'actualiser un modèle d'intervention inchangé depuis une vingtaine d'années», assure le ministère de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations (MEIE).

LeDroit révèlait vendredi que Québec s'apprête à forcer le regroupement des onze CDR en une seule entité unique. Le porte-parole du MEIE, Jean-Pierre D'Auteuil, précise que cette opération s'inscrit dans un plan stratégique du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité qui vise l'ajout de 20 000 emplois nets dans les coopératives, le démarrage de 700 à 800 nouvelles coopératives et l'atteinte d'un chiffre d'affaires pour ces entreprises de 45 milliards de dollars en 2020. 

Il ajoute que cette fusion permettra au milieu coopératif de se concentrer sur 12 filières jugées porteuses pour le milieu coopératif, notamment les domaines de l'agroalimentaire, la foresterie, les technologies de l'information, le tourisme, l'habitation et l'énergie verte. 

«Ce changement permettra d'actualiser le modèle d'intervention inchangé depuis une vingtaine d'années et de répondre efficacement à la transformation de l'environnement économique, précise M. D'Auteuil. Il simplifiera le mode de fonctionnement et disposera d'équipes dédiées seulement au développement des nouvelles filières économiques. Il facilitera le partage d'expertise.»

Le porte-parole du MEIE soutient que les CDR telle qu'actuellement structurées «entraînent des coûts importants en administration, en communication et en frais comptables». Québec affirme que les sommes économisées «pourraient» être affectées au développement et à la promotion du modèle coopératif. 

Québec solidaire au front

La députée de Gouin et porte-parole de Québec solidaire (QS), Françoise David, est rapidement montée au créneau, vendredi matin, pour défendre le modèle actuel des CDR. Elle accuse le gouvernement libéral de Philippe Couillard «d'autoritarisme» et d'incompréhension dans le domaine du développement régional.

«Ce gouvernement est affamé d'autorité, lance-t-elle. Après avoir aboli les diverses structures publiques de développement régional qui existaient comme les CLD et les CRÉ, il s'attaque maintenant à d'autres instances de développement régional, les CDR. Décidément, rien ne l'arrête. Depuis son élection, le gouvernement n'a rien d'autre à offrir aux régions que fermetures et mises à pied. Nous sommes loin de la fameuse relance économique promise. Les CDR sont des acteurs régionaux majeurs dans la création et la consolidation d'emplois en régions, surtout dans le tiers secteur comme l'économie sociale. En faisant pression sur les organismes pour forcer une fusion nationale, ce gouvernement continue de montrer ses vraies couleurs.»

Le MEIE mentionne que les conseils d'administration des CDR actuelles devront se transformer en «comité consultatif pour dégager des idées de développement spécifiques à chaque région. «Une équipe de développement sera maintenue dans chaque région afin de soutenir les nouveaux projets coopératifs», ajoute M. D'Auteuil.

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