Plus de 2000 personnes dans les rues de Gatineau

Infirmières, enseignants, syndicalistes et étudiants ont pris la... (Martin Roy, LeDroit)

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Infirmières, enseignants, syndicalistes et étudiants ont pris la rue à Gatineau, vendredi soir.

Martin Roy, LeDroit

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Une mobilisation rarement vue en Outaouais s'est déroulée vendredi soir, dans le secteur Hull, dans le cadre de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses. Au moins 2000 personnes ont pris la rue pour dénoncer les mesures d'austérité du gouvernement québécois.

«C'est un moment historique», s'est exclamé le président de la CSN en Outaouais, Michel Quijada, lorsqu'appelé à commenter l'ampleur de la manifestation. Selon le syndicaliste, c'est du jamais vu à Gatineau.

L'austérité était certainement au centre des critiques formulées par les manifestants. Or, chacun avait des motifs particuliers pour prendre la rue. Des infirmières, des enseignants, des enfants et des parents étaient notamment de la manifestation, en plus de nombreux syndicats de l'Outaouais.

Les travailleurs du milieu de la santé rencontrés par LeDroit s'inquiétaient pour leurs conditions de travail. Les enseignants aussi, mais ils s'inquiètent aussi de l'éducation et des services qu'on offrira aux prochaines générations.

La circulation automobile a été perturbée par la manifestation. Le rassemblement s'est fait devant les bureaux de la députée de Hull, Maryse Gaudreault, sur le boulevard Saint-Joseph avant de se diriger vers le boulevard Saint-Raymond. La marche s'est terminée à l'entrée du Casino du Lac-Leamy où un court spectacle a été présenté et des discours ont été prononcés.

Dix-neuf groupes sociaux de l'Outaouais ont participé à diverses activités, vendredi, dans le cadre de cette Journée des travailleurs. Un rassemblement était notamment prévu à 11h au parc Fontaine, dans le secteur Hull.

L'Alliance de la fonction publique du Canada organisait pour sa part un rassemblement sur la promenade du Portage, sur le coup de midi.

En matinée, des membres du Syndicat des professeurs et professeurs de l'Université du Québec en Outaouais (SPUQO) ont manifesté et distribué 500 tracts près du pavillon Alexandre-Taché.

«On a voulu faire valoir quelle est la plus value d'une université dans une région, et dénoncer les compressions en enseignement supérieur, a indiqué la présidente du SPUQO, Louise Briand. [...] On veut faire connaître à la population que l'université, c'est loin d'être un fardeau économique, parce qu'on crée des employés qui sont bien formés et qu'on soutient toute une activité économique.»

De leur côté, les enseignants du Cégep de l'Outaouais avaient prévu observer une journée de grève, mais la Commission des relations du travail a rendu jeudi après-midi une décision ordonnant que les cours aient lieu comme prévu dans les cégeps où les professeurs avaient voté en faveur de cette journée de débrayage.

- Avec Justine Mercier

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