2014, année de misère pour la lutte à l'itinérance

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Lors de la présentation du bulletin annuel de lutte à l'itinérance, mercredi, plusieurs organismes communautaires ont dénoncé les difficultés sur le terrain, le manque de ressources et la persécution des itinérants.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Le Droit

Malgré une diminution de la fréquentation des ressources d'hébergement d'urgence, l'an dernier, le Collectif régional de lutte à l'itinérance en Outaouais (CRIO) dresse un bilan négatif et accorde une note de D à la région.

Pour le coordonnateur du CRIO, Alexandre Ranger, la baisse de 7,2% du nombre de personnes qui ont séjourné dans un centre d'hébergement d'urgence, passant de 940 à 872, s'explique par le «resserrement des critères d'admissibilité», une conséquence directe des difficultés financières. «Pour nous, c'est au contraire un exemple des impacts des coupures, dit-il. Par exemple, dans les services d'hébergements, on a vu des organismes devoir fermer quelques semaines, quelques mois, ce qui évidemment a un impact (à la baisse) dans leurs statistiques.»

Lors de la présentation du bulletin annuel de lutte à l'itinérance, mercredi, à la Maison du citoyen, plusieurs organismes communautaires ont dénoncé les difficultés sur le terrain, le manque de ressources et la persécution des itinérants.

«Depuis quelques années, on judiciarise la pauvreté, on judiciarise l'itinérance. C'est un obstacle de plus pour ces personnes pour améliorer leur espérance de vie», regrette Yves Seguin, coordonnateur au Centre d'intervention et de prévention en toxicomanie de l'Outaouais.

Présente dans la salle, la conseillère du district Hull-Wright, Denise Laferrière, a expliqué que la Ville allait autoriser le campement des itinérants sur les berges du ruisseau de la Brasserie. «La Ville de Gatineau travaille en concertation avec les organismes du milieu pour s'assurer que le camping peut continuer à accueillir les personnes de façon correcte. C'est un endroit pour les citoyens et ce sont des citoyens, il faut leur donner un minimum de services pour rester chez nous.»

Les régions rurales affectées

Le CRIO dénonce l'impact négatif des politiques du gouvernement Couillard a sur les régions rurales.

La centralisation de la gouvernance des CSSS vers la ville, l'abolition des instances locales comme les CLD et la CRÉO, mais aussi la fusion des organismes communautaires, ont «une signification dramatique en région», estime Maude Lafrenière, chargée de projet à l'Association de solidarité et d'entraide communautaire de la Vallée de la Gatineau.

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