Plusieurs vies sauvées

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Pour certains membres de Narcotiques Anonymes, la famille, c'est l'organisation et ses membres.

Martin Roy, LeDroit

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Pâques, fête de la renaissance, fête spirituelle, mais surtout, une occasion de se retrouver en famille. Pour les Narcotiques Anonymes de l'Outaouais (NAO), c'était le week-end parfait pour organiser leur congrès annuel et célébrer le 25e anniversaire de l'organisation.

Une fin de semaine de quatre jours facilite la tâche des organisateurs et des participants, lance d'entrée de jeu Ariane (nom fictif), coordonnatrice des relations publiques des NAO.

Les thématiques de la fête de Pâques ne sont toutefois pas éloignées de la mission des Narcotiques Anonymes. La renaissance est une métaphore pour plusieurs des membres de l'organisation.

Ariane, par exemple, affirme sans détour que les NAO lui ont sauvé la vie. Sa consommation l'a mené sur un lit d'hôpital, entre la vie et la mort. Cliniquement morte, c'est l'insistance d'un infirmier qui l'a gardée en vie. Les Narcotiques Anonymes lui permettent de contrôler sa dépendance et d'éviter de se retrouver à nouveau dans cette position.

Pour certains membres des Narcotiques Anonymes, la famille c'est l'organisation et les gens qui en font partie.

Il faut assister au «cercle de fermeture», à la fin du congrès, pour s'en convaincre. Tout le monde forme un cercle en se tenant par la taille ou par les épaules. Même si ce sont des expériences malheureuses qui unissent ces gens, des liens forts se tissent entre eux.

«Beaucoup de gens n'ont plus de famille à cause des drogues. Ils ont des conflits, alors, ils retrouvent ici leur vraie famille. Ils le disent eux-mêmes», explique Ariane.

Finalement: la spiritualité. La croyance est un élément important de la recette des NAO. On encourage les membres à croire en une force plus grande qu'eux, peu importe laquelle. Ariane insiste, on ne dirige personne vers un Dieu ou une religion en particulier, chacun est libre de ses croyances.

«Plusieurs, au début, disent que Dieu, ils l'ont dans le... vous voyez. (Rires.) [...] Quand ils arrivent ici, on leur dit de penser à leur grand-mère qui est morte ou à leur père.»

Jpaquette@ledroit.com

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