Direction Ontario disparaîtra à l'automne

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Direction Ontario faisait la promotion du tourisme francophone en Ontario et d'attractions comme le Muséoparc Vanier, la patinoire du canal Rideau et le Musée canadien de la Guerre.

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Le principal agent de la promotion du tourisme francophone en Ontario, mettra bientôt fin à ses activités après 14 ans de service, faute de ressources.

Direction Ontario a annoncé jeudi qu'il pliera bagage le 1er octobre prochain à défaut de trouver un successeur.

«Ça me fait beaucoup de peine. C'est quelque chose qui a connu beaucoup de croissance au fil des ans et qui doit maintenant prendre un certain recul, souligne Lucie Huot, présidente du c.a. de l'organisme à but non lucratif. D'ici six mois, nous espérons trouver un partenaire qui pourrait reprendre nos projets et continuer de faire la promotion des attraits touristiques en français. Entre-temps, nous assurons une continuité par l'entremise de notre site Web. C'est une fin, mais avec une certaine ouverture.»

Direction Ontario sillonne les divers salons de tourisme - surtout au Québec - dans le but d'attirer des visiteurs dans les 13 régions de l'Ontario.

Or le financement aléatoire de leur principal bailleur de fonds, le ministère du Tourisme, de la Culture et du Sport, ainsi que le départ de la directrice générale actuelle, Louise Lacroix, jumelé à leur boom d'activités au fil des ans ont mis en lumière leur manque de ressources, financières et humaines.

«C'est très difficile de gérer tout ça à titre d'organisme à but non lucratif. Il nous faut beaucoup plus qu'une directrice générale et des employés contractuels pour répondre à cette croissance. Nous n'avons pas non plus le financement nécessaire pour assurer les suivis», explique Mme Huot sans dévoiler de chiffres exacts.

Elle précise que les fonds octroyés par le ministère, représenté par Direction Ontario dans les salons touristiques québécois, sont uniquement orientés vers des projets précis. «Le ministère n'a pas le mandat de payer un salaire ou nos déplacements.»

Mme Huot avance par ailleurs que leur travail avait généré de l'intérêt chez les Québécois. «Il y en a plusieurs qui ne connaissaient pas nos régions. Nos services en français plaisaient aux touristes. Il y a une perception qui a été changée chez les Québécois. Malheureusement, au moment où on pouvait se brancher partout en province, on manque de souffle», se désole-t-elle.

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