12000 km à pied pour un Gatinois 

Le Gatinois Patrick Philippe compte être de retour... (Benoit Sabourin, LeDroit)

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Le Gatinois Patrick Philippe compte être de retour dans son patelin quelque part à l'été 2016.

Benoit Sabourin, LeDroit

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Un résident du secteur Buckingham, Patrick Philippe, a amorcé lundi le plus grand périple de sa vie en quittant son domicile à pied pour découvrir les confins du Québec. Un voyage d'environ 12 000 kilomètres qu'il compte accomplir en environ 15 mois. LeDroit est allé à sa rencontre.

Patrick Philippe était installé confortablement à la mairie de Montpellier, dans la Petite-Nation, mercredi matin, lorsque LeDroit a croisé son chemin. Depuis lundi, le Gatinois a parcouru près de 64 kilomètres à la marche. Il a longé principalement la route 315, traînant avec lui l'essentiel : de la nourriture, une tente, une carte géographique, un sac de couchage, un réchaud, des vêtements de rechange, une trousse de survie et un répulsif à ours.

Il prenait une journée de repos, mercredi, avant de repartir ce matin en direction de Chénéville. Il devrait atteindre Namur au cours de la fin de semaine. Il se dirigera ensuite vers l'est et longera la frontière de la Belle Province. Inspiré par des aventuriers comme Mike Horn, Jean Béliveau, Frédéric Dion et Ed Stafford, il compte faire le tour du Québec à pied et atteindre notamment la baie d'Ungava, la Gaspésie et Sept-Îles avant d'être de retour dans son patelin quelque part à l'été 2016.

« Tout le monde voyage au Costa Rica et à Cuba, mais l'arrière-cour de chez nous, on ne la connaît pas. Qui est au courant que nous avons 12 nations autochtones au Québec ? Je veux rencontrer mon peuple, connaître notre culture et nos valeurs et apprendre. En plus, le tour du Québec n'a jamais été fait », explique le voyageur de 35 ans, pleinement conscient que les prochains mois ne seront pas faciles et qu'il devra trimer dur, dormir dans des conditions extrêmes et affronter les humeurs de dame Nature.

Ce charpentier-menuisier de carrière est un habitué du camping sauvage, des randonnées extrêmes et de la survie en forêt. Il pratique des activités de plein air depuis son enfance. « Mon rêve à toujours été de partir et de ne pas revirer de bord. Et c'est ce que j'ai décidé de faire. Je vais juste revenir à la porte chez nous », lance-t-il.

Raconter son périple

Cette aventure pour le moins périlleuse est loin d'être un coup de tête.

Une fois sa traversée complétée, M. Philippe aimerait écrire son histoire et devenir conférencier. Il tiendra un journal du bord. Des informations qui lui seront utiles pour témoigner de son expérience. Le trentenaire est convaincu que son projet lui servira à transmettre les notions de courage, de détermination et de dévouement à la jeunesse d'aujourd'hui.

« Une fois que ce sera fini, je veux faire des conférences dans les écoles des villages où j'aurai passé. Je veux montrer qu'on peut réaliser nos rêves et nos passions. Il faut arrêter de voir le flou de la possession matérielle. On a perdu nos valeurs à travers le temps et je veux ressortir ça », raconte-t-il à propos de sa démarche.

Une page Facebook portant sur son périple et nommée « Hircum Pak » - en l'honneur de son pseudonyme - sera alimentée régulièrement par sa femme Anick Charron, qui agit comme assistante et partenaire dans cette odyssée.

Et pour ceux qui croient que M. Philippe pourrait faire demi-tour avant d'avoir complété son périple, détrompez-vous. « À moins d'être malade ou de me casser quelque chose, ce sont les seules affaires qui vont m'arrêter. J'ai dit à ma femme de ne pas venir me chercher même si je m'ennuie. Je ne reviendrai pas avant d'avoir fini », conclut-il.

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