Les citrons d'Impératif français

La Ville d'Ottawa a été ciblée par Impératif... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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La Ville d'Ottawa a été ciblée par Impératif français pour son refus de se déclarer officiellement bilingue.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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Impératif français a lancé des fleurs, hier, à l'artiste Chloé Sainte-Marie et au mouvement Je suis Charlie, entre autres. Pendant ce temps, l'organisme dévolu à la promotion du français gardait les pots pour dénoncer certains autres.

Les traditionnels Prix Citron d'Impératif français ont été remis à des personnalités ou des organisations qui ont nui au développement du français. Selon le président de l'organisme, le choix ne manquait pas pour choisir des lauréats cette année.

Le gouvernement conservateur a été pointé du doigt pour le «saccage systématique» de la Société Radio-Canada, mais aussi pour la nomination de Rob Nicholson, un unilingue anglophone, au poste de ministre des Affaires étrangères. «C'est l'équivalent de dire à la planète que le Canada est un pays anglophone», déplore M. Perreault.

«Le réseau français de Radio-Canada, c'est essentiel à la francophonie. [...] C'est le saccage systématique d'un outil essentiel pancanadien et québécois pour la promotion de la francophonie, ce qui nous distingue», poursuit le militant de la langue française.

La Ville d'Ottawa, sans surprise, a été ciblée pour le refus de se déclarer officiellement ville bilingue. De l'autre côté de la rivière des Outaouais, Gatineau n'était pas en reste. Impératif français dénonce la traduction de certaines communications de la Ville.

«La Ville [de Gatineau], en ayant des mesures de traduction systématique très répandue de ses politiques, encourage l'anglicisation», soutient Jean-Paul Perreault.

Le géant d'Internet Google n'est également pas épargné. Selon M. Perreault, en cherchant le mot «Québec» sur le populaire moteur de recherche, une image d'un drapeau du Québec avec une main dirigeant son pouce vers le bas est longtemps apparue dans les premiers résultats.

Le président d'Impératif français soutient que Google mérite son Prix Citron pour avoir accepté qu'une image dégradante du Québec soit répandue. Selon lui, l'algorithme du moteur de recherche n'est pas une excuse valable.

«Quand le Globe & Mail dit des choses dégradantes sur le Québec, on le dénonce. Pourquoi on ne le ferait pas avec Google? Parce que c'est un algorithme? Voyons donc! Tu contrôles de tes pages. La preuve: quand on a dénoncé la situation, l'image a été enlevée.»

Jpaquette@ledroit.com

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