Quand l'amour n'a pas de rides

Plus d'un demi-siècle s'est écoulé depuis leur première... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Plus d'un demi-siècle s'est écoulé depuis leur première rencontre et la flamme est encore bien vive pour le couple formé de Réjane et Paul Kayser, respectivement âgés de 77 et 78 ans.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Elle est originaire de Gaspésie. Il a grandi dans la région de l'Alsace, en France. Qui aurait cru que le destin les réunirait? Leurs premières correspondances remontent à 1962. Ils se courtisaient en échangeant des mots doux par télégramme. Lentement, mais sûrement, c'était le début d'une longue histoire d'amour.

Plus d'un demi-siècle s'est écoulé depuis leur première rencontre et la flamme est encore bien vive pour le couple formé de Réjane et Paul Kayser, respectivement âgés de 77 et 78 ans. Pour les deux Gatinois, qui habitent depuis un an et demi à la résidence Cité-Jardin, les petites marques d'affection sont quotidiennes.

«On n'a rien à notre horaire. On aime les imprévus», lance tout bonnement la septuagénaire qui a convolé en justes noces avec son époux le 7 septembre 1964 au Gîte du Mont-Albert, au coeur de la péninsule gaspésienne.

La clé de leur succès conjugal? L'autonomie. Si les moments passés ensemble sont teintés de bonheur, c'est également parce qu'ils ont toujours su vaquer à leurs occupations et leurs loisirs, chacun de leur côté. Mme Kayser travaillait sur la route pour l'épicier Metro jusqu'à sa retraite en 1998, alors que son mari a oeuvré au Jardin botanique de Montréal jusqu'au tournant des années 1990. Il pouvait s'écouler plusieurs jours sans qu'ils ne se voient, mais les retrouvailles n'en étaient que plus agréables, l'ennui se faisant sentir.

«On n'avait pas le temps de se taper sur les nerfs!» affirme M. Kayser en riant, lui qui adore affronter sa femme au golf et aux quilles sur la console de jeu Wii. De son côté, elle a une passion pour le bridge.

Après avoir vécu pendant 26 ans à Beloeil, en Montérégie, le couple a déménagé en Outaouais pour se rapprocher de ses enfants, Nathalie et Marc, ainsi que de leurs cinq petits-enfants, Guillaume, Jessica, Myriam, Kevin et Andy. La fierté est palpable dans leurs voix lorsqu'ils parlent de leur famille.

Ce qui les a séduits l'un chez l'autre? «Nous étions grands tous les deux», ricane Mme Kayser, avant que son amoureux ne s'empresse d'ajouter que l'attirance physique et la complicité ont évidemment été des éléments déclencheurs. «Et il doit y avoir des chicanes de temps à autre, c'est tout à fait normal, ça met du piquant.»

Célébrer des noces d'or a de quoi impressionner les nouvelles générations quand on pense qu'un mariage sur trois se termine en divorce. Une statistique qui les désole. «On dirait que le monde est moins tenace, moins patient», affirme M. Kayser.

Ceux qui croient que le romantisme et les rapprochements sont chose du passé au troisième âge, se trompent royalement. L'homme de 78 ans avoue que lui et sa douce moitié ont des moments qu'il qualifie de «joyeux». «C'est quelque chose qui s'entretient, lance son épouse. C'est moins fréquent, mais c'est peut-être meilleur!»

En se passant la bague au doigt, on promet de s'aimer jusqu'à ce que la mort nous sépare. Cinq décennies plus tard, le couple y croit dur comme fer, surtout que Mme Kayser a subi cinq infarctus et a dû combattre un cancer du sein. Heureusement, au bout du compte, elle a toujours gagné.

«On ne se casse pas la tête à penser à la mort. Qu'est-ce que ça donnerait? Il faut vivre pleinement le moment présent», dit la principale intéressée.

Paul Kayser abonde dans le même sens. «On a le bonheur et la chance d'être encore deux et ça, on l'apprécie tous les jours, car ce n'est pas le cas de tout le monde à notre âge», conclut-il avec un brin d'émotion.

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