Le chef de Kitigan Zibi quittera ses fonctions en avril

Le chef algonquin, Gilbert Whiteduck (à droite), quittera... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Le chef algonquin, Gilbert Whiteduck (à droite), quittera ses fonctions le 3 avril prochain.

Le Soleil, Steve Deschênes

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Gilbert Whiteduck, le chef algonquin de Kitigan Zibi, non loin de Maniwaki, quittera son poste ce printemps.

Ce dernier se sent impuissant face aux enjeux de sa communauté. Il a décidé de mettre un terme à son mandat pour des raisons de santé.

«Je vais continuer à ma façon pour venir en aide aux gens qui en ont besoin quand j'aurai pris soin de ma santé. [...] Je dois me retirer pour reprendre mon souffle», a-t-il souligné en entrevue avec LeDroit mardi. Il tirera sa révérence le 3 avril prochain, mais demeurera au sein de sa communauté.

Selon lui, plusieurs défis attendent son successeur, dont deux en particulier: l'éducation des membres de cette communauté algonquine et le dossier des femmes autochtones disparues ou assassinées.

Il souligne au passage le cas des deux adolescentes portées disparues en 2008 - et qui demeurent introuvables. Maisy Odjick et Shannon Alexander ont été vues pour la dernière fois le 6 septembre 2008.

Il déplore que le dossier des femmes autochtones disparues n'avance pas rappelant que c'est «toujours une réalité dans nos communautés».

En ce qui concerne l'éducation, M. Whiteduck évoque l'importance de sauvegarder les langues autochtones et de promouvoir l'éducation des Premières Nations. Selon lui, le gouvernement n'est pas ouvert à revoir les structures. «Je me sens impuissant face à tout ce qui se passe. Quelle action doit-on prendre pour brasser la cage? questionne M. Whiteduck. [...] On dit toujours que c'est complexe (pour faire avancer les dossiers), mais on se donne des raisons pour rien faire ou pour faire très peu.»

Le chef Gilbert Whiteduck siège à la tête de Kitigan Zibi depuis 2008. Il a aussi occupé différents postes au conseil de bande par le passé et s'implique depuis 42 ans au sein de la communauté.

Selon lui, le futur des Algonquins de Kitigan Zibi réside chez les jeunes, dans le développement économique ainsi que dans la protection du territoire.

«Je crois beaucoup dans le développement de la région. Kitigan Zibi est importante dans la Vallée de la Gatineau», confie M. Whiteduck.

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