Un rendez-vous pour geeks, en français

Le cosplay prend beaucoup d'importance au G-Anime. Pour... (Martin Roy, LeDroit)

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Le cosplay prend beaucoup d'importance au G-Anime. Pour certains, le festival devient une occasion d'incarner son personnage favori.

Martin Roy, LeDroit

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Organiser une convention d'anime (prononcer animé) est plus complexe qu'il ne le semble.

G-Anime, organisé par l'Association d'animation japonaise de Gatineau (AAJG) depuis sept ans, s'en tire plutôt bien dans le domaine. Les considérations sont nombreuses pour livrer une programmation réaliste au niveau budgétaire et qui saura satisfaire un public pointilleux et aux intérêts très variés.

Le président de l'AAJG, Luc Biron, a mis sur pied le festival en raison d'une insatisfaction face à l'offre francophone dans les autres conventions geeks au pays. «G-Anime, c'est le seul qui s'assume en disant que le contenu français est important au Québec. [...] C'est en train de devenir un modèle pour les autres festivals qui sont en train de se créer.»

Si G-Anime reçoit à l'occasion un invité anglophone - généralement des vedettes de chaînes YouTube, comme c'est le cas de Doug Walker cette année -, hors de question de délier les cordons de la bourse pour les vedettes de séries télévisées de l'heure ou de films cultes.

Pas de Leonard Nimoy (Star Trek) ni de Norman Reedus (The Walking Dead), donc.

«Je refuse de payer des cachets de 20000$ pour des invités, ça n'a pas de bon sens. Un festival avec une vedette américaine, ça va prendre la convention en otage. [...] Un doubleur d'anime du japonais à l'anglais, par exemple, c'est entre 5000$ à 10000$. C'est quasiment tout mon budget en invités», affirme M. Biron.

Pour combler les participants, G-Anime doit donc plutôt se tourner sur des projections de séries et s'assurer d'une grande variété. Ce week-end, on pouvait visionner des séries classiques comme Démétan, et des nouveautés comme Gundam Reconguista in G, peu connues en dehors des cercles de fanatiques d'anime.

«Ce qui est populaire change d'année en année. Il y a des modes à l'intérieur même du monde des anime. Ce phénomène ne partira pas de sitôt à cause de ces effets de mode.»

Le cosplay - ces gens qui s'affublent d'un costume à l'effigie de leur personnage préféré - prend également beaucoup d'importance au G-Anime. C'est possiblement le facteur principal qui fait en sorte que les gens se rassemblent, bien plus que dans des événements commerciaux comme le ComicCon d'Ottawa, soutient Luc Biron.

Malgré qu'il prenne des orientations bien différentes, le G-Anime et le ComicCon entretiennent de bonnes relations. Chacun offre une table à l'autre dans son événement respectif. «On n'a pas exactement la même clientèle et nos événements ne sont pas trop rapprochés dans le temps, on s'entraide», explique M. Biron.

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