Caroline Andrew décorée membre de l'Ordre du Canada

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Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Sommité canadienne en matière d'études urbaines et féminines ainsi que sur la diversité culturelle, la professeure Caroline Andrew sera faite membre de l'Ordre du Canada, en reconnaissance de sa longue carrière universitaire et de son engagement social et communautaire.

«Je suis très surprise et très honorée. Je n'étais pas au courant des démarches. J'ai surtout travaillé au niveau local et je suis fière d'obtenir cette reconnaissance pancanadienne», a déclaré la professeure Andrew lors d'une entrevue téléphonique de Toronto, où elle se retrouvait en famille pour célébrer la période des Fêtes.

Son nom fait partie de la liste des 95 Canadiens honorés de l'Ordre du Canada. La remise à Rideau Hall aura lieu à une date ultérieure.

Depuis les débuts de sa carrière de plus de 30 ans à l'Université d'Ottawa, la professeure Andrew s'est intéressée et a publié de nombreux ouvrages. Elle a été doyenne de la Faculté des sciences sociales de 1997 à 2005.

Même si elle a pris récemment une retraite de l'enseignement, elle reste directrice du Centre d'études en gouvernance de l'Université d'Ottawa, un travail qui continue de la passionner. «Je suis vraiment chanceuse. Il y a beaucoup de travaux de recherche intéressants, et moi, je les supervise.»

Implication sociale

À l'époque des expropriations dans le centre-ville de Hull, elle a étudié les impacts de cette transformation sur la vie des gens.

À Ottawa, elle se rappelle encore être intervenue à «trois ou quatre» reprises au conseil municipal contre le projet de réserver la rue Rideau aux autobus et piétons, expérience qui avait été un «échec total» à Vancouver. Il a fallu quelques années avant que les élus n'écoutent finalement ses arguments.

«Il faut apprendre plus vite des erreurs du passé, explique la professeure Andrew. Moi, ce qui m'intéresse, ce sont les impacts des politiques sur la vie des gens en ville et sur la sécurité des femmes.»

Le fil conducteur de toutes ses recherches, «c'est probablement l'inclusion sociale», poursuit-elle.

Actuellement, elle travaille toujours à développer des partenariats avec la Ville d'Ottawa dans le projet Avenir jeunesse pour trouver des moyens de donner de meilleures chances aux jeunes moins favorisés.

«Il y a des écarts grandissants entre les riches et les pauvres, entre les marginalisés et les inclus. Alors il faut contrecarrer ces tendances lourdes en cherchant des partenariats avec les gouvernements locaux.»

Elle fait ensuite une analogie avec les quatre pattes d'une table. «Il y a les élus, les fonctionnaires, la base communautaire et les chercheurs. C'est la combinaison du travail des quatre qui nous permet de trouver des solutions.»

Les questions urbaines dans la région l'intéressent toujours et elle collabore avec des profs de l'Université du Québec en Outaouais sur ces questions. «Il y a plusieurs projets intéressants à Gatineau et à Ottawa, et je m'y intéresse parce que je ne voudrais pas que l'on répète les erreurs du passé. La vision est très différente de ce qu'elle était dans les années 1970, qui ont été une mauvaise période», croit Mme Andrew.

D'autres citoyens honorés

Une dizaine d'autres citoyens de la région seront également décorés de l'Ordre du Canada, dont le docteur Keith MacLellan, de Bristol, dans le Pontiac, pour sa contribution à l'avancement de la médecine rurale, en tant que médecin de famille dans une petite municipalité et élément moteur de la Société de la médecine rurale du Canada.

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