Des inquiétudes pour «un de nos petits bijoux»

L'église Saint-Charles est l'un des principaux bâtiments inscrits... (Étienne Ranger, LeDroit)

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L'église Saint-Charles est l'un des principaux bâtiments inscrits aux visites guidées qu'organisent le Muséoparc pour les gens intéressés par l'histoire de Vanier.

Étienne Ranger, LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Véritable phare de la francophonie et monument avec désignation patrimoniale, l'église Saint-Charles reste un symbole vivant de la présence francophone dans Vanier.

«L'église Saint-Charles, c'est encore un de nos petits bijoux», a raconté Jean-François Parent, agent de recherche au Muséoparc de Vanier, où la nouvelle a eu l'effet d'un «choc» hier, malgré le fait que l'église était fermée depuis 2010.

«Ce serait dommage de détruire l'église Saint-Charles. Pour le moment, nous sommes toujours dans l'ombre, surtout que l'identité de l'entreprise impliquée n'a pas été divulguée. L'avenir du bâtiment va dépendre du promoteur qui l'a achetée», ajoute-t-il.

L'église Saint-Charles est l'un des principaux bâtiments inscrits aux visites guidées qu'organise le Muséoparc pour les gens intéressés par l'histoire de Vanier. «Il y a bien sûr une désignation patrimoniale de la Ville pour préserver les murs. Mais à l'intérieur, on retrouve plusieurs caractéristiques particulières, comme les colonnes corinthiennes, les moulures, le chemin de croix. Ce serait dommage si tout cela était détruit», craint M. Parent.

Ordre de Jacques-Cartier

Construite en 1908, l'église répondait au désir des paroissiens qui se plaignaient que les églises Notre-Dame-de-Lourdes et Sainte-Anne d'Ottawa étaient trop éloignées. Le premier curé de la paroisse est un Montfortain, le père Louis-Marie Fillaudeau, et c'est le curé Francois-Xavier Barrette qui le remplaça en 1912.

L'Ordre de Jacques-Cartier, société secrète des Commandeurs de l'Ordre de Jacques-Cartier, a vu le jour le 22 octobre 1926 dans le presbytère paroissial.

OEuvre du curé Barrette et d'un petit groupe de fonctionnaires canadiens-français, «l'Ordre avait été créé pour assurer le bien commun des catholiques de langue française au Canada par la formation d'une élite militante afin de promouvoir leurs intérêts, tant au sein de la fonction publique que dans l'entreprise privée, tout en contrant l'influence des sociétés anglo-protestantes comme les francs-maçons. À son apogée, l'Ordre comptait 504 groupes locaux dispersés à travers 1140 municipalités», rappelle un document du Muséoparc de Vanier.

Pgaboury@ledroit.com

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