Ces grincheux enragés au volant

«Au 9-1-1, on remarque beaucoup d'impatience chez les... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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«Au 9-1-1, on remarque beaucoup d'impatience chez les gens», explique le porte-parole de la police de Gatineau, Pierre Lanthier.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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L'enfer, c'est les autres, écrivait Jean-Paul Sartre. En cette période supposément féerique de Noël, le contraste est fort lorsqu'on s'attarde au comportement des automobilistes, plus enclins que jamais à se «crêper le chignon» pour une rare place de stationnement à proximité des centres commerciaux.

Les trois journées précédant la veille de Noël sont à ce point stressantes qu'elles représentent la période la plus intense dans les bureaux d'assurance, au chapitre des collisions automobiles.

Une étude de Allstate Canada a souligné des statistiques démontrant qu'au cours des 20 dernières années, soit de 1994 à 2013, les journées du 21, 22 et 23 décembre sont celles où le nombre de réclamations pour collision est le plus élevé.

Durant la période étudiée, 9340 collisions ont été déclarées. La moyenne de 3113 réclamations dépasse largement celle du 25 décembre, avec ses quelque 1095 réclamations.

Comportements agressifs

Cette étude de Allstate Canada ne permet pas d'établir la cause de toutes ces collisions. Sans être en mesure de confirmer les statistiques de cet assureur, le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) observe tout de même une recrudescence des comportements agressifs sur les routes et dans les stationnements commerciaux, dans les jours précédant Noël.

«Au 9-1-1, on remarque beaucoup d'impatience chez les gens, explique Pierre Lanthier du SPVG. Sans dire que ce sont des cas de rage au volant, on assiste souvent à des chicanes pour des places de stationnement.»

Les cas extrêmes sont ceux où des automobilistes se réfugient dans leur voiture, porte barrée, pour appeler le 9-1-1 et se plaindre de l'agressivité d'un autre conducteur.

Lorsque ce n'est pas une crise dans les stationnements, c'est un automobiliste distrait ou trop pressé qui provoque un accident de la route. Entre deux textos sur le souper de la soirée et la bouteille de vin à acheter, l'impact se fait sentir. «Tout le monde pense qu'il n'arrivera pas à temps, poursuit l'agent Lanthier. Les gens sont stressés et plus distraits. Je dirais même que ça va en s'aggravant, entre le 21 et le 23.»

À ces comportements peu festifs, les conditions routières rendent plus difficiles la circulation entre les quartiers, et, pour ceux qui vont voir la famille à l'extérieur de leur région, entre les grands centres urbains.

ldebacher@ledroit.com

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