«Il y a toujours une porte ouverte»

Stéphanie  Vallée, entourée de Paul Surprenant, président du... (Martin Roy, LeDroit)

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Stéphanie  Vallée, entourée de Paul Surprenant, président du c.a. de la Soupe populaire de Hull, et de Gilles Cloutier, président du c.a. du Gîte Ami, a annoncé le financement récurrent pour le projet des deux organismes.

Martin Roy, LeDroit

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Finis les jours où les sans-abri du Vieux-Hull étaient forcés d'aller à l'extérieur dans des températures extrêmes. Le gouvernement du Québec a annoncé, vendredi, un financement récurrent pour le projet pilote qui visait à prolonger les heures d'ouverture du Gîte Ami et de la Soupe populaire de Hull.

« Maintenant, 24 heures par jour, 7 jours par semaine, il n'y a jamais un temps où une personne qui serait dans la rue n'a pas une place à aller », a déclaré le président du conseil d'administration de la Soupe, Paul Surprenant, satisfait de l'annonce.

Auparavant, les usagers de ces services pour personnes vulnérables avaient environ deux heures à tuer entre la fermeture et l'ouverture du Gîte Ami ou de la Soupe populaire.

Depuis quelques années, ces deux organismes grattaient les fonds de tiroirs pour éviter de laisser les gens dehors aussi longtemps.

Or, les difficultés financières du Gîte en 2013 ont mis en lumière la fragilité de ce service.

Le directeur général du Gîte, Luc Villemaire, rappelle que son organisme avait dû se concentrer sur ses activités principales, c'est-à-dire, celles de refuge. Un projet pilote a toutefois sauvé la mise.

Hier, ce que la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, est venue confirmer est en fait un financement de 107844 $ annuellement pour assurer la survie de ce projet.

Cette somme est accompagnée de 40000 $ - également récurrent - pour le soutien communautaire au logement social, un financement supplémentaire qui provient du Plan d'action interministériel en itinérance 2015-2020.

« Ce sont des besoins réels et il faut reconnaître le travail des organismes de la région qui ont décidé d'offrir les services, se mobiliser et monter le dossier pour qu'on puisse, éventuellement, obtenir le financement récurrent, une consécration du besoin », soutient Mme Vallée.

Selon Paul Surprenant et Gilles Villemaire, le besoin d'offrir un toit est particulièrement pressant à cette période de l'année.

« L'été, la chaleur, ça peut s'endurer, mais à ce temps-ci de l'année, surtout que ces gens-là n'ont pas toujours les vêtements les plus chauds, c'est impossible de les laisser dans la rue », affirme Paul Surprenant.

« Ce service a certainement sauvé des vies, a permis à quelqu'un de trouver une oreille au pire des moments », ajoute Luc Villemaire.

Le montant annuel d'un peu plus de 145000 $ s'ajoute aux 5,1 millions $ investis annuellement par Québec en matière d'itinérance. Selon Stéphanie Vallée, 25 organismes sont soutenus par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

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