L'église St-Mary's de Quyon critiquée

Impératif français a déchiré sa chemise hier pour dénoncer le fait qu'une jeune... (Archives La Presse Canadienne)

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Impératif français a déchiré sa chemise hier pour dénoncer le fait qu'une jeune fille de neuf ans n'a pu obtenir un service en français dans sa paroisse de Quyon pour les cours préparatoires de sa première communion.

Selon le président de l'organisme de défense du français, Jean-Paul Perreault, la situation est inacceptable.

Il affirme avoir donné une chance à la paroisse St-Mary's, à Quyon, de répondre avant d'amener l'enjeu sur la place publique.

«J'espère qu'ils vont repenser leur structure pour corriger le problème, ce n'est pas juste ce service qui doit être en français.»

Or, le père Michael Costello qui administre cette église affirme ne jamais avoir entendu parler d'Impératif français. Joint par LeDroit, il s'étonnait de voir les médias le contacter à ce sujet.

«Ce n'était qu'une conversation au téléphone où je n'ai pas vraiment eu la chance d'expliquer notre situation aux parents de cette jeune fille. Je trouve ça dommage qu'on emprunte cette voie, j'aurais préféré qu'on vienne me rencontrer avant.»

La mère a confirmé au Droit hier soir que le père Costello a offert à la famille de les rencontrer, mais qu'elle a refusé l'offre puisqu'il soutenait qu'il ne pouvait rien changer à la situation.

Michael Costello précise que les cérémonies sont offertes dans les deux langues dans son église. Ce qui n'a pu être offert à cette jeune fille, ce sont les cours de préparation à la première communion.

Le prêtre affirme que sa paroisse offre généralement ces services en français, mais que la personne responsable a connu des ennuis de santé qui l'a forcé à trouver un remplaçant. M. Costello soutient que le processus pour trouver un nouvel enseignant francophone est en cours.

En attendant, il a offert aux parents de la fillette de contacter les autres paroisses des alentours, notamment celle située à Bristol, s'ils tenaient à recevoir la préparation à la première communion en français.

Malgré ces explications, M. Perreault persiste et signe. Selon lui, on ne verrait nulle part ailleurs au Québec un service du genre être indisponible en français, même de façon temporaire.

Jean-Paul Perreault estime également que les paroisses du Pontiac, gérées par l'Archidiocèse de Pembroke, sont nombreuses à ne pas offrir un service équivalent dans les deux langues.

«C'est parce qu'ils ne considèrent pas les francophones comme des éléments importants de leur communauté, c'est aussi simple que ça. Il y a un problème de structure, des églises québécoises ne devraient pas être administrées par un archidiocèse ontarien.»

Jpaquette@ledroit.com

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