La situation est «critique», selon des organismes communautaires

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Le coordonnateur de Logemen'occupe, François Roy, estime que le plan d'action en itinérance 2015-2020, déposé dimanche par le gouvernement, manque d'ambition.

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Placés devant une situation «critique», des organismes communautaires de l'Outaouais qui ont la mission de défendre les droits collectifs des Québécois demandent au gouvernement provincial une augmentation substantielle de leur financement.

Lors d'une manifestation tenue hier matin devant le bureau de la députée de Hull, Maryse Gaudreault, une trentaine de manifestants ont réclamé une rencontre avec le caucus libéral de la région afin de faire valoir leurs arguments.

Depuis plusieurs semaines, ces organismes sont sur une «liste d'attente», dans l'espoir de les rencontrer bientôt.

Selon le porte-parole des Groupes de défense collective des droits (DCD), Vincent Greason, le financement de la majorité des organismes n'a pas été augmenté ni même indexé depuis 1996.

«C'est rare qu'on va sur la place publique pour demander du financement, mais là la situation est critique, avance M. Greason. De plus en plus la population se tourne vers nous. Et là, nos organismes n'arrivent plus.Ça urge.»

«Les groupes n'ont plus de liquidité, ils sont sur leur marge de crédit, et les subventions tardent à arriver.»

En Outaouais, la subvention moyenne des onze organismes est d'environ 47000$ par année. Pour arriver à payer des salaires, les loyers et les autres frais d'exploitation, il faudrait une majoration à 120000$, soutient-on.

Plan d'action «insuffisant»

Par ailleurs, l'organisme de défense des mal logés Logemen'occupe se dit globalement déçu du plan d'action en itinérance 2015-2020, déposé dimanche par le gouvernement.

Le plan, qui comprend une hausse du financement de 4,6 millions par année, a généralement été bien accueilli par divers intervenants du milieu. Mais certains groupes, dont Logemen'occupe, jugent les efforts insuffisants.

Le coordonnateur de l'organisme, François Roy, note qu'aucune mesure concrète est mise de l'avant afin de hausser le revenu des itinérants.

«Le gouvernement se contente d'un voeu pieux. Le gouvernement veut-il oui ou non augmenter les prestations d'aide sociale qui, dans le cas de la majorité des prestataires, sera encore au niveau indécent de 620$ par mois en 2015? On ne pouvait s'attendre à moins qu'à une augmentation substantielle de cette somme dans un plan d'action sur cinq ans», affirme-t-il.

Sur le logement, M. Roy se réjouit que Québec confirme la construction de 500 unités réservées à la clientèle itinérante ou à risque de le devenir, déjà prévue en 2014-2015.

Mais à long terme, M. Roy estime que le problème reste entier, car le plan manque d'ambition.

Gstpierre@ledroit.com

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