Violence envers les femmes: l'importance de dénoncer

De nombreuses vigiles en mémoire des 14 femmes... (Etienne Ranger, Archives LeDroit)

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De nombreuses vigiles en mémoire des 14 femmes assassinées à l'École polytechnique se tiendront samedi.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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La lutte contre la violence envers les femmes a fait des progrès au cours des 25 dernières années, mais il reste beaucoup à faire.

La meilleure solution d'arriver à contrer le problème, même si ça semble cliché, passe par le fait d'en parler et de le dénoncer, rappelle Janick Fontaine, porte-parole des sept maisons d'aide et d'hébergement de l'Outaouais.

Janick Fontaine connaît plutôt bien le sujet. Elle travaille dans le milieu des maisons d'hébergement depuis 18 ans. Elle patauge dans cet univers quotidiennement et tente de faire progresser la cause du mieux qu'elle peut.

«Ce qu'on peut faire, c'est dénoncer et briser le silence. Il y a un bon bout de chemin qui a été fait, parce qu'on en parle beaucoup plus qu'avant», note l'intervenante.

«Mais c'est un problème de société. Le changement va se faire quand il y aura des rapports plus égalitaires entre les hommes et les femmes. Il y a eu beaucoup de gains avec les années, mais ça vient de la façon que nous avons été élevés, de la prise de pouvoir et du contrôle sur l'autre», poursuit-elle.

La preuve que la route est encore sinueuse réside en partie dans les statistiques. À titre d'exemple: depuis son ouverture, il y a 13 ans, la Maison d'hébergement pour elles des Deux-Vallées, établissement au sein duquel Mme Fontaine agit à titre d'agente en sensibilisation, n'a enregistré un taux d'occupation inférieure à 100% qu'une seule fois. Selon les statistiques de 2013, les dernières disponibles, la maison couvrant les territoires de la Lièvre et de la Petite-Nation a hébergé 50 femmes et 40 enfants, en plus d'offrir 325 consultations téléphoniques.

Pour Mme Fontaine, des campagnes de sensibilisation comme les 12 jours d'action pour l'élimination de la violence envers les femmes sont des outils efficaces pour ramener le sujet à l'ordre du jour. Elle souhaite d'ailleurs voir une masse de personnes se rassembler au parc Mémoire d'Elles à Gatineau, samedi midi, afin de se remémorer les 14 femmes assassinées le 6 décembre 1989 à la Polytechnique.

«Ce serait bien important aussi qu'il y ait plein d'hommes pour dénoncer cette violence. Parce que sans eux, ça ne pourra pas avancer», conclut l'intervenante.

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