La solidarité régionale s'impose

La participation au forum a été diversifiée. Des... (Martin Roy, LeDroit)

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La participation au forum a été diversifiée. Des politiciens étaient présents, mais également des gens du milieu des affaires, du milieu communautaire et du monde de la santé et de l'éducation, comme Claire Gendron, directrice régionale au ministère de l'Emploi et de la Solidarité sociale (notre photo).

Martin Roy, LeDroit

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Le Forum socio-économique de l'Outaouais s'est conclu dans un vent d'optimisme, samedi, à l'Université du Québec en Outaouais (UQO).

Les discussions en matinée ont permis de dégager les intérêts, les préférences et les besoins des intervenants de milieux divers. Or, la solidarité s'impose très certainement à tous les niveaux.

Les intervenants ont reconnu le besoin de voir la région se solidariser derrière les projets prioritaires qui découleront de ces orientations. «On sent que les gens sont plus prêts à faire des choix, cibler des choses, qu'à une certaine époque où tout le monde tirait sur la couverture de son côté», illustre le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

«Si on veut être honnête, par le passé, on ne l'a pas toujours fait (parler d'une seule voix). Le fil conducteur d'aujourd'hui, on dit que si on veut que l'Outaouais brille, on doit parler d'une seule voix», poursuit le président de l'Alliance pour la cause de l'enseignement supérieur en Outaouais (ACESO), Frédéric Poulin.

La région a tenté à plusieurs reprises de s'unir sans jamais réellement y parvenir. Plusieurs intervenants n'hésitent pourtant pas à dire que cette fois, c'est la bonne.

Pourquoi? Pour M. Pedneaud-Jobin, c'est que la réflexion s'effectue au bon moment. Le forum ne sert pas à mobiliser les gens, selon lui, puisque le travail à ce niveau a déjà été fait dans plusieurs domaines, comme c'est le cas pour l'ACESO.

M. Poulin partage cet avis, mais il ajoute que l'esprit de collaboration entre les leaders régionaux et la députation de l'Outaouais est également la clé de la réussite.

«On sent clairement qu'il y a un travail d'équipe. Si on veut que ce qui a été accompli aujourd'hui ait des suites positives, il faut que ça demeure», affirme le président de l'ACESO.

D'ailleurs, l'éducation supérieure fera sans aucun doute partie des priorités, croit le président de la Chambre de commerce de Gatineau (CCG), Antoine Normand. «Si on a une affaire à prioriser, c'est la question de l'éducation postsecondaire pour avoir de la main-d'oeuvre formée. Et formée dans des domaines qu'on n'a pas en ce moment.»

Ce constat et tous les autres qui ressortent du Forum socio-économique de l'Outaouais pourront difficilement être contestés.

La participation a été importante et diversifiée. Des députés et des conseillers municipaux étaient présents, mais également des promoteurs immobiliers, des tenanciers de bars, des représentants de divers organismes (Carrefour jeunesse emploi, l'AGAP du Vieux-Gatineau, le Gîte Ami et plusieurs autres) et des gens du milieu de la santé et de l'éducation.

«On avait encore du monde qui rentrait ce matin, des gens que je n'ai jamais vus avant, qui voulaient assister à l'événement. On a même manqué de café!» a lancé M. Normand pour illustrer l'intérêt pour cette consultation.

«C'est comme si on atteint une certaine maturité dans la région. Une communauté qui se prend en main et qui se dit, on va décider ensemble de ce qu'on veut faire», ajoute le président de la CCG.

Les conclusions du Forum seront synthétisées par la CCG et devraient être présentées au public en janvier.

Jpaquette@ledroit.com

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