Marché public de la Fonderie

Au tour des promoteurs de critiquer le maire

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Les promoteurs du marché public de la Fonderie refusent de mettre leur projet en veilleuse pendant plusieurs années.

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Les promoteurs du marché public de la Fonderie refusent de mettre leur projet en veilleuse pendant plusieurs années et demandent au maire de Gatineau de libérer dès maintenant les 600000$ réservés pour sa réalisation.

Le président du comité du marché public de la Fonderie, Marc Godin, s'est dit déçu par l'attitude du maire Maxime Pedneaud-Jobin dans ce dossier. Selon lui, s'il refuse d'inclure le marché dans les priorités du centre-ville, c'est qu'il connaît bien mal le projet. Ces propos font écho à ceux de la conseillère Sylvie Goneau, qui a accusé le maire, mercredi, de ne pas maîtriser le dossier et de faire fausse route en mettant ce projet sur les tablettes pour les prochaines années.

«Nous n'avons pas à attendre un quelconque écoquartier ou une bibliothèque centrale dans le secteur pour aller de l'avant, lance M.Godin. Nos études sont claires. Le transport en commun est à proximité, la circulation y est importante et les quartiers avoisinants, comme Wrightville et Saint-Jean-Bosco, représentent une masse critique importante. Tout le milieu agroalimentaire est derrière le projet. Il faut aller de l'avant.»

M.Godin ajoute que le montage financier du projet, qu'il évalue de 2,5 à 3 millions$, peut se faire pratiquement sans l'apport de la Ville. Nous avons plusieurs partenaires du milieu coopératif prêts à embarquer. «Tout ce qui manque, c'est le 600000$ mis de côté pour embaucher un chargé de projet et en faire la mise en oeuvre, une caution immobilière de la Ville et un bail emphytéotique, précise-t-il. Nous ne faisons que demander à la Ville d'agir en bonne mère de famille.»

Vision centre-ville intervient

Le directeur général de Vision centre-ville, Stefan Psenak, est aussi intervenu auprès du maire Pedneaud-Jobin pour le convaincre de piger dans la réserve de 600000$, probablement un montant de 75000$, pour mettre en branle le démarchage et la mise en oeuvre du projet.

Selon M.Psenak, le maire n'est pas fermé à l'idée, mais préfère attendre le dépôt, au printemps, du plan qui doit guider le développement du centre-ville pour la prochaine décennie.

Le maire Pedneaud-Jobin a de nouveau réitéré sa position dans le dossier hier, en y ajoutant quelques nuances. Il ne déroge pas sur les deux priorités, soit le secteur Laval-Aubry et le ruisseau de la Brasserie. «Au printemps, nos services vont nous présenter un plan de développement du centre-ville sur 10 ans, rappelle-t-il. Si la Fonderie se retrouve en haut de cette liste, nous en parlerons. Quant à l'argent réservé, ça provient du fonds des communautés, c'est à l'élu responsable de faire ce qu'il veut avec ce montant.»

Le maire de Gatineau ajoute qu'il est probable qu'il reste de l'argent des 32 millions$ d'investissements d'ici quatre ans dans le centre-ville, une fois que les deux premières priorités seront réglées. Des sommes pourraient donc aller au marché de la Fonderie, si le projet cadre avec le plan de développement et surtout s'il fait partie des prochaines priorités.

Marc Godin ne comprend pas pourquoi une priorité identifiée par Vision centre-ville depuis cinq ans peut disparaître aussi rapidement aux yeux de la Ville. «On se demande vraiment ce qui s'est passé, dit-il. Est-ce qu'on a perdu notre temps sur ce projet pendant cinq ans? Rien ne devrait nous empêcher de continuer d'avancer avec ce projet. Nous pourrions avoir un marché public à la Fonderie d'ici deux ans et c'est ce que nous visons.»

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