Bernard Grandmaître décoré de l'Ordre du Canada

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Bernard Grandmaître a reçu son insigne de l'Ordre du Canada vendredi matin.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Bernard Grandmaître a été décoré de l'Ordre du Canada, vendredi matin, un honneur qu'il souhaite partager avec les quelque 600 000 francophones de l'Ontario.

Le père de la Loi sur les services en français en Ontario est reconnu pour sa contribution au rayonnement de la francophonie. C'est avec beaucoup de fébrilité qu'il a reçu l'insigne des mains du gouverneur général David Johnston lors d'une cérémonie tenue à Rideau Hall.

Visiblement ému, l'homme de 81 ans avait de la difficulté à exprimer ses sentiments. «Pendant 15 ans à Toronto, les autres ne pouvaient même pas prononcer mon nom. Ce n'était pas facile. On me disait speak white tellement souvent. En Chambre, je parlais en français. Quand je suis arrivé à Toronto, il n'y avait pas de traduction simultanée. Trois ans après, on l'avait, parce qu'ils ne me comprenaient pas. J'ai tenu mon bout.»

Ministre délégué à la Francophonie de 1985 à 1989, le nouveau membre de l'Ordre du Canada a largement contribué à l'adoption de la Loi 8 conférant aux communautés francophones le droit d'obtenir des services gouvernementaux dans leur langue dans des secteurs fondamentaux. «En 1986, quand on parlait de la Loi 8, je n'ai jamais imaginé que les services en français en Ontario étaient pour aller aussi loin que ça. Je pensais que les services qui existaient dans ce temps-là étaient pour être maintenus, mais le progrès qui s'est fait à cause de la Loi 8, ça, c'est quelque chose qui m'impressionne.»

L'ancien maire de l'ex-Ville de Vanier a reçu plus d'une distinction au cours de sa carrière. L'Université Laurentienne et l'Université d'Ottawa lui ont remis chacun un doctorat honorifique. L'homme politique a été député libéral dans Ottawa-Est de 1984 à 1999, succédant au libéral Albert Roy. Outre son rôle de ministre délégué à la Francophonie, il a aussi occupé le poste de ministre des Affaires municipales, puis du Revenu. Il a aussi assumé la présidence du Comité des services en français d'Ottawa. Un aréna et une école élémentaire catholique d'Ottawa portent son nom.

Bernard Grandmaître a plusieurs rêves pour les Franco-Ontariens. Entre autres, il espère que les citoyens vont continuer d'exiger des services en français.

«Plus on exige des services en français, plus on va en avoir. C'est ça la clé!»

Il a suivi d'une oreille attentive le débat sur le bilinguisme officiel à la Ville d'Ottawa. Selon lui, c'est une question de temps avant que le projet se réalise. «On ne le fait pas présentement (le bilinguisme officiel) à cause de l'argent, selon moi. C'est important le bilinguisme officiel. Un jour, bientôt, on va avoir une ville bilingue», affirme M. Grandmaître, sûr de lui.

L'Ordre du Canada a été remis à deux compagnons, 18 officiers et 22 membres, dont les Ottaviens Murray Costello, Frances Cutler, Michael A. Rudnicki, Edward S. Goldenberg et le général John de Chastelain. La journaliste sportif Marie-José Turcotte et l'ancien vice-président des services français de Radio-Canada, Sylvain Lafrance, ont tous deux été faits membres de l'Ordre du Canada, tandis que l'acteur Colm Feore a été nommé officier.

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