Les MRC dénoncent la réforme Barrette

La préfète de la MRC Papineau et présidente... (MARTIN ROY, Archives LeDroit)

Agrandir

La préfète de la MRC Papineau et présidente de la Conférence régionale des élus, Paulette Lalande, a dénoncé le projet de Loi 10 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette

MARTIN ROY, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les cinq Municipalités régionales de comté (MRC) de l'Outaouais ont fait front commun, hier, pour dénoncer le projet de Loi 10 du ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

La réforme proposée, qui abolirait les Centres de santé et de services sociaux (CSSS) et l'Agence de la santé pour créer un Conseil intégré de santé et de services sociaux (CISSS), est inquiétante aux yeux des élus municipaux de la région. Plus d'une dizaine de maires de municipalités rurales de l'Outaouais ont d'ailleurs assisté à la conférence de presse, hier matin.

Selon le regroupement d'élus municipaux, représentant les MRC Papineau, des Collines, de la Vallée-de-la-Gatineau, de Pontiac et de Gatineau, la réforme pourrait avoir un effet démobilisateur dans les régions rurales. Les MRC craignent de voir toutes les décisions prises d'un point de vue gatinois.

La préfète de la MRC Papineau et présidente de la Conférence régionale des élus, Paulette Lalande, affirme sans détour qu'une perte du sentiment d'appartenance envers les établissements de santé mènera à un exode des milieux ruraux.

«Les conseils d'administration, quand ils sont en région, ce sont des personnes bénévoles et ça crée un sentiment d'appartenance. Là, ils veulent tout rapatrier en un endroit. On perd toutes ces forces-là. On l'a vécu à Saint-André quand le CLSC s'est intégré au CSSS de Papineau.»

Selon Mme Lalande, la population de son milieu risque de se tourner vers l'Hôpital de Hawkesbury, en Ontario. Raymond Durocher, préfet de la MRC de Pontiac et maire de Fort-Coulonge, a émis les mêmes inquiétudes pour les gens du Pontiac.

M. Durocher a aussi vigoureusement critiqué le manque d'information fournie par le gouvernement sur l'impact de la réforme. Il craint une perte de services pour la population de sa MRC.

«Une réforme en Outaouais, ça ne se fait pas dans un bureau à Québec, a lancé M. Durocher d'un ton sévère. Ils font des réformes pour faire des réformes et montrer un besoin d'atteindre le déficit zéro.»

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, était absent lors de la conférence de presse. Le maire de Maniwaki, Robert Coulombe, a toutefois lu une déclaration en son nom.

«Si le monde rural se fragilise par la réduction d'un certain pouvoir local, cela créera une pression importante sur Gatineau et les services offerts en milieu urbain», affirmait M. Coulombe.

Dans cette déclaration, le porte-parole d'un jour de M. Pedneaud-Jobin demandait au ministre de la Santé de maintenir de «préserver les instances décisionnelles locales».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer