Le gaspillage alimentaire, un enjeu

Un entrepôt à Moisson Montréal.... (Photo Ninon Pednault, archives La Presse)

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Un entrepôt à Moisson Montréal.

Photo Ninon Pednault, archives La Presse

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Depuis quelques mois, des organismes de la région mènent une lutte pour que Québec revoie certaines réglementations de façon à faciliter le don de denrées périssables, comme les viandes, à des oeuvres de charité. L'Association des détaillants en alimentation (ADA) du Québec assure être préoccupée par le sujet.

Moisson Outaouais et la Soupe populaire de Hull ont été aux devants de cette lutte contre le gaspillage alimentaire. Ils souhaitent notamment retirer la responsabilité des épaules des épiciers en cas d'intoxication alimentaire pour qu'ils aient la conscience tranquille lorsqu'ils donnent des produits invendus.

L'ADA a fait de cet enjeu le thème de son congrès l'an dernier, assure son vice-président aux affaires publiques, Pierre-Alexandre Blouin. Ce dernier ne le cache pas, les membres de son organisation aimeraient offrir une deuxième vie à des produits qui ne peuvent plus être vendus, même s'ils sont toujours comestibles.

«Si l'organisme n'a pas la capacité d'avoir un camion réfrigéré pour venir chercher les viandes, vous comprenez qu'on ne veut pas rendre les gens malades en faisant des dons. On est responsables, on ne veut pas être poursuivis.»

Malgré tout, M. Blouin invite les organismes comme Moisson Outaouais et la Soupe populaire de Hull à faire preuve de prudence dans ce dossier. Selon lui, leurs dépenses pourraient en être simplement multipliées.

«Le risque, c'est qu'il se retrouve à devenir les éboueurs de nos magasins. S'ils sont capables de venir chercher 100% de nos produits qui ne peuvent plus être vendus, on va leur donner, mais ce n'est pas toujours prêt à la consommation. [...] Si les coûts de transformation sont plus élevés que le bénéfice d'offrir des aliments, ça n'en vaut pas la peine.»

Pierre-Alexandre Blouin donne plutôt l'exemple de Moisson Montréal qui met à l'essai une nouvelle technique pour ramasser le plus de denrées possible.

Ça consiste à congeler les produits dans les minutes précédant la date de péremption. Seul hic à cette méthode, selon lui, c'est qu'il faut développer une grande coordination avec les épiciers-partenaires.

«Contrairement à la croyance générale, la dernière chose qu'on veut, c'est de jeter quelque chose.»

Jpaquette@ledroit.com

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