Un citoyen traîne Pontiac en cour

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Alain Larose et sa conjointe Hélène Gervais, devant leur maison de Quyon, dont le permis de construction a été annulé.

Martin Roy, LeDroit

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Les fondations à ciel ouvert sur le chemin du Lac-des-Loups, dans la municipalité de Pontiac, resteront à la vue de tous. Le propriétaire des lieux, Alain Larose, a dû annuler la commande de sa maison usinée et songe maintenant à poursuivre la municipalité.

Le 3 mars dernier, M. Larose obtenait le permis de construction pour sa nouvelle maison et entame les travaux. Le 12 mai, la fondation était coulée. Le 20 mai, sa femme Hélène Gervais faisait un suivi avec un employé du service d'urbanisme. Sept jours plus tard, la municipalité émettait un avis pour l'obliger à mettre fin aux travaux.

Alain Larose soutient qu'à ce moment, il attendait la livraison de sa maison préfabriquée d'une journée à l'autre.

C'est une décision de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) qui a mené au changement de cap de la municipalité. L'emplacement choisi pour la maison est trop loin de l'aqueduc municipal au sens de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles.

« J'ai perdu beaucoup, affirme M. Larose. Environ 25 000 $ pour les fondations, en plus des frais pour la division de mon terrain en sept lots. Mes autres terrains, je ne peux même plus les vendre, tout est bloqué à la municipalité. »

Le frère du maire

« Le maire, c'est mon frère, poursuit l'agriculteur. Je comprends qu'il ne veut pas être en conflit d'intérêts, mais qu'il nomme quelqu'un d'autre pour s'occuper du dossier au moins. »

Pour qu'une demande de révision à la CPTAQ soit complète, Alain Larose soutient qu'il n'avait besoin que d'une résolution du conseil municipal appuyant ses démarches.

Le directeur général par intérim de la municipalité, Benedikt Kuhn, affirme que la demande d'appui est à l'étude. Il reconnaît cependant, dans un courriel, que la municipalité « ne peut faire grand-chose pour faire changer la décision de la CPTAQ ».

Avec l'hiver qui approche, les fondations seront à refaire complètement s'il venait à bout de construire sa maison. M. Larose a confirmé au Droit, hier, qu'il a demandé à son avocat de déposer une requête. Il traînera donc la municipalité de Pontiac devant les tribunaux. Il a également formulé des plaintes au ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.

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