Un groupe de citoyens dénonce les compressions imposées à Radio-Canada/CBC

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Un groupe de citoyens de la région de la capitale nationale dénonce les «compressions draconiennes» imposées à Radio-Canada/CBC.

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Un groupe de citoyens de la région de la capitale nationale dénonce les «compressions draconiennes» imposées à Radio-Canada/CBC et exige la démission des hauts dirigeants de l'organisme qui «ne sont pas prêts à se battre » pour améliorer le financement de la société d'État.

À leur première sortie publique, hier, les résidents provenant de l'Ouest québécois et de l'Est ontarien - regroupé sous le vocable «Radio-Canada, j'y tiens!» - ont insisté sur l'importance d'un financement adéquat pour mettre fin à la «lente destruction» du service public, mesurable depuis plusieurs mois par les nombreuses compressions, tant de postes qu'à la programmation du diffuseur. Et ils ont recruté deux anciens conseillers municipaux de Gatineau et d'Ottawa, Louise Poirier et Clive Doucet, pour faire passer leur message.

«Notre objectif ultime est de nous assurer que le diffuseur public puisse accomplir pleinement son mandat avec un financement rehaussé et adéquat, a déclaré Mme Poirier, coprésidente du comité. Depuis l'ère Mulroney, les budgets de Radio-Canada ont été amputés de 40% par le gouvernement fédéral. Il y avait l'équivalent de 1,8 million $, nous sommes à peine rendus à un peu plus de 1 million $. Quand on vend des immeubles, où quand l'on met du personnel à la porte, on se prive d'une denrée essentielle pour offrir des émissions et une couverture journalistique locale et de qualité. Sans les fonds nécessaires, il est impossible de répondre au mandat (de Radio -Canada), qui lui n'a pas changé. Pourtant, il y a de l'argent dans les coffres. C'est simplement une décision politique de décider où elle sera acheminée.»

De son côté, M. Doucet a rappelé que les fonds investis par le gouvernement fédéral dans la société d'État équivalent à une contribution de 29$ par citoyen canadien. En contrepartie, six fois plus de fonds sont investis en Norvège. La moyenne internationale est fixée à 82$. «Ce manque de financement est en train de détruire notre diffuseur national», déplore-t-il.

Le regroupement réclame un moratoire sur le plan stratégique 2020 mis de l'avant par l'actuel président, Hubert Lacroix, ainsi que le conseil d'administration pour éviter le démantèlement de la société d'État. «Assez, c'est assez. Je suis déçue, choquée et révoltée [...] Ce président et ce conseil d'administration sont les premiers depuis 1936 à baisser les bras devant le gouvernement [...] S'ils ne sont pas prêts à se battre pour améliorer le financement de Radio-Canada, nous leur demandons de démissionner», a déclaré Mme Poirier.

Par ailleurs, elle a souligné qu'il n'était affilié à aucun parti politique. Ainsi, à l'aube d'une élection fédérale, le regroupement encourage les partis à améliorer le financement pour Radio-Canada dans leur plate-forme électorale. «Nous demandons au gouvernement d'augmenter le budget pour notre diffuseur public dès 2015 et ensuite, de s'atteler à trouver des modes de financement innovateurs», ajoute-t-elle.

Déjà, le groupe de citoyens a quelques idées à ce sujet. Mais il préfère attendre à leur prochaine sortie publique avant de les partager. Entre temps, ils invitent les gens à appuyer la cause via leur page Facebook ou en faisant parvenir une lettre à leur député fédéral.

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