Les éducatrices du CPE Cornemuse en grève générale illimitée

La quinzaine d'éducatrices de la garderie du CPE... (Étienne Ranger, LeDroit)

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La quinzaine d'éducatrices de la garderie du CPE Cornemuse ont déclenché une grève générale illimitée, jeudi matin.

Étienne Ranger, LeDroit

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Les parents des 65 tout-petits qui fréquentent le CPE Cornemuse, dans le secteur Hull, sont forcés de se trouver un plan B jusqu'à nouvel ordre. La quinzaine d'éducatrices de la garderie ont déclenché une grève générale illimitée à l'aube jeudi. Leur convention collective est échue depuis mars 2011.

Pestant contre l'intransigeance de l'employeur dans les négociations qui s'étirent depuis deux ans, les syndiquées ont commencé à faire du piquetage vers 6 h 30 devant l'établissement du boulevard Saint-Raymond.

Les discussions achoppent surtout sur la question du temps alloué pour planifier les activités d'animation. La direction du CPE souhaite que les employés s'acquittent de cette tâche pédagogique en quasi-totalité durant les heures normales de travail. Une demande qui irrite les syndiquées, qui préfèrent se concentrer sur leur mission première durant leur quart de travail, celle de prendre soin des enfants.

« Nous, on demande à ce qu'on puisse le faire à l'extérieur du travail afin de maintenir une bonne qualité de services. Ils (la direction) veulent combiner nos groupes pour nous accorder du temps pour le faire, mais c'est irréaliste », soutient la déléguée syndicale de la garderie, Mélanie Beauchamp. Elle précise que des concessions ont été faites par les éducatrices dans les derniers mois.

Clauses salariales réglées

Il s'agit du principal enjeu des négociations avec la direction puisque les clauses salariales font déjà l'objet d'une entente de principe.

Le syndicat affilié à la CSN affirme que les conditions de travail sont inférieures à la moyenne et que le CPE trouve des raisons diverses pour ne pas acquiescer à ses demandes.

« Ça fait déjà deux négociations que nos membres laissent tomber leurs demandes pour permettre au CPE de construire une nouvelle installation ou pour régler un contexte financier difficile. C'est assez ! », clame Mme Beauchamp.

Les discussions avec l'employeur sont au point mort. Malgré la grève, le dossier n'a pas progressé jeudi.

« On espère que ça va se régler rapidement. On a beaucoup de soutien de la part des parents, qui comprennent qu'on fait ça pour les enfants et non pour nous », avance Mme Beauchamp. De son côté, la directrice générale du CPE Cornemuse, Line Kelly, (également présidente de l'Association des CPE de l'Outaouais) déplore le geste des éducatrices. Dans un communiqué envoyé hier, elle admet que « tout comme les attaques du gouvernement, les actions du syndicat sont une attaque à l'égalité des chances des enfants qui fréquentent l'installation chez Cornemuse. »

Concernant les demandes des employés, l'employeur n'est pas d'avis que les conditions de travail sont inférieures à la moyenne. La question des 2,25 heures additionnelles est une « demande monétaire substantielle dans un contexte de compression budgétaire », peut-on lire dans le communiqué. Le conseil d'administration du CPE propose que les heures de préparation pédagogique se fassent à l'extérieur des heures de supervision auprès des enfants, mais dans le cadre de la journée de travail.

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