La longue marche du Dr Vollant

Stanley Vollant a parcouru plus de 4500 kilomètres... (Martin Roy, LeDroit)

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Stanley Vollant a parcouru plus de 4500 kilomètres avant de revenir à Ottawa, samedi.

Martin Roy, LeDroit

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En 2010, Stanley Vollant était chirurgien à l'Hôpital Montfort et professeur à l'Université d'Ottawa. Il a alors tout abandonné pour prendre une marche, une très longue marche. Plus de 4500 kilomètres plus tard, il revenait à Ottawa, samedi.

Dans les 16 jours qui ont précédé son arrivée dans la capitale nationale, Stanley Vollant a parcouru 340 kilomètres depuis le Témiscamingue. En partie à pied, comme il en a maintenant l'habitude, mais surtout en canot, exceptionnellement. Il a descendu la rivière des Outaouais, une expérience mémorable, dit-il.

«Revenir ici, c'est dans un sens, boucler la boucle. Aussi de passer sur la rivière des Outaouais qui a une grande histoire, l'histoire des premières nations, les échanges, les voyageurs. Ce qui a permis de construire le pays, au fond. Pour moi, ça avait beaucoup de sens.»

L'idée lui est venue dans un rêve alors qu'il complétait le pèlerinage de Compostelle en 2008. Deux ans plus tard, il a suivi ce rêve et n'a pas arrêté depuis. Partout sur son chemin, il s'arrête pour raconter son histoire.

«Tranquillement, mon discours s'est renchéri des rencontres que j'ai faites, mais il reste le même: c'est d'inspirer les jeunes à avoir un rêve, de le poursuivre pas à pas.»

Fier de ses origines

Stanley Vollant partage son discours avec les jeunes autochtones, naturellement, puisqu'il est lui-même un Innu de Pessamit, sur la Côte-Nord. Par contre, avec le temps, c'est dans les écoles de milieux défavorisés qu'il a été le plus sollicité, une joie pour lui.

«Avoir des rêves, ça n'a pas de couleur, affirme le conférencier. Un des objectifs de ma marche est de briser les barrières entre les communautés autochtones, construire de nouveaux ponts pour qu'on puisse se parler, vivre ensemble, grandir ensemble et bâtir un grand pays.»

Ces ponts se construisent, mais trop lentement à son goût. Selon lui, la cause autochtone met beaucoup de temps avant d'être accueillie par l'ensemble des Canadiens.

«Je pense qu'il y en a encore beaucoup (de préjugés). [...] Voir l'éducation et la santé (des communautés autochtones) être égales à tous les autres Canadiens, [...] pouvoir dire qu'il n'y a pas plus de suicides chez les jeunes autochtones que tous les autres, j'aimerais voir ça de mon vivant, mais je pense que ça va être pour une autre génération.»

Jpaquette@ledroit.com

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