LCBO ou SAQ: qui offre le panier le moins cher?

Nombreux sont les consommateurs à traverser de part... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Nombreux sont les consommateurs à traverser de part et d'autre de la rivière pour se procurer de l'alcool.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Une loi non appliquée par les autorités datant de 1928 a beau interdire de se procurer de l'alcool dans une province voisine pour la boire chez soi, nombreux sont les Gatinois qui boudent la Société des alcools du Québec (SAQ), croyant réaliser des économies substantielles en faisant leurs provisions à la Commission des liqueurs de l'Ontario (LCBO), de l'autre côté de la rivière. En pleine saison estivale, LeDroit a réalisé sa propre enquête sur le sujet, en comparant les factures de deux paniers types bondés de vins et de spiritueux. Résultat : un écart à peine supérieur à 2 %.

Pour les fins de comparaison, on a scruté à la loupe les prix de 15 produits, parmi lesquels on retrouve entre autres trois types de vin, cidre de glace, rhum, vodka et boisson à la crème de marques connues.

Dans certains cas, la différence de prix est négligeable, voire presque nulle, mais dans d'autres, on observe jusqu'à 3 $ d'écart, même 4,65 $ dans le cas d'une bouteille de tequila. Autre fait étonnant : le whisky à l'érable Sortilège, un produit du terroir québécois, est 4,50 $ moins dispendieux à la LCBO.

Au total, la facture du panier est de 388 sur la rive ontarienne, tandis qu'elle atteint 397,25 $ sur la rive québécoise. La LCBO gagne la mise dans 9 des 15 cas.

Les consommateurs dont le budget le permet peuvent toutefois économiser davantage du côté québécois grâce à la SAQ Dépôt, où un rabais de 15 % est offert en tout temps à l'achat de 12 bouteilles ou plus. Dans le cas présent, la facture s'établirait donc à 337,66 $.

À la SAQ, on réplique que la comparaison des prix des produits alcoolisés entre une province et une autre demeure un exercice relativement délicat. « Nous et la LCBO avons des modèles d'affaires différents, tout comme le profil des consommateurs. Il y a des prix parfois à l'avantage de la SAQ, à d'autres occasions, c'est l'inverse. On a 2700 fournisseurs avec lesquels on négocie et pour la majoration, on a des règles à respecter », indique le porte-parole, Renaud Dugas. Il précise que l'entreprise doit suivre les accords internationaux, tant pour les produits importés que québécois.

Même discours du côté de la LCBO. « Je ne suis pas étonné des résultats. Considérant que c'est une facture de 400 $, un écart de 9 $ n'est pas considérable. Si les clients de la région peuvent en avoir pour leur compte d'un côté comme de l'autre, tant mieux. Nos prix sont calculés de façon automatique, sans égard à ceux des autres provinces. On a une responsabilité sociale », dit le porte-parole de la société ontarienne, Jean Constantin.

Chose certaine, le profil de consommation diffère beaucoup entre le Québec et l'Ontario, puisque le vin représente 79 % des ventes à la SAQ, plus du double qu'à la LCBO (36 %), tandis que la tendance contraire est observée pour les spiritueux (40 % c. 15 %).

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