La CCN veut se départir du réseau de vélo libre-service

Les Bixi de la capitale sont à vendre

La CCN souhaite vendre au secteur privé le... (ÉTIENNE RANGER, Archives Le Droit)

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La CCN souhaite vendre au secteur privé le réseau Bixi composé de 23 stations concentrées dans le coeur touristique d'Ottawa-Gatineau, et de 250 vélos libre-service.

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Le réseau Bixi de la capitale nationale est à vendre. La Commission de la capitale nationale (CCN) ne cache plus son intention de se défaire complètement du réseau de vélo libre-service. La vente de Bixi n'aurait pas de lien avec les compressions budgétaires dont fait l'objet la société d'État, annoncées lors du dépôt du plus récent budget fédéral, a soutenu hier un porte-parole de la CCN. Le gouvernement Harper a annoncé au printemps son intention de réduire considérablement la portée du mandat de la CCN. Dès l'automne, c'est le ministère du Patrimoine canadien - et non la CCN - qui sera chargé de faire « vivre » la capitale aux résidents et touristes.

Patrimoine canadien sera désormais chargé de l'organisation et la gestion d'événements culturels et touristiques dans la région d'Ottawa, tels le Bal de neige, la fête du Canada et le spectacle son et lumière Mosaika, sur la colline du Parlement.

« Notre contrat avec la Société de vélo en libre-service (SVLS) se termine après la saison 2015, explique Jean Wolff, porte-parole de la CCN. Il avait toujours été prévu (dès le lancement du Bixi à Ottawa) qu'on trouverait un autre opérateur, une fois le système en place. »

« Maintenant que le système est en place, [...] le moment est venu de (passer le flambeau) », ajoute-t-il.

Le réseau est donc à vendre, trois ans après son implantation dans la région. La CCN souhaite vendre au secteur privé ou à un organisme à but non lucratif le réseau composé de 23 stations concentrées dans le coeur touristique d'Ottawa-Gatineau, et de 250 vélos libre-service, qu'on peut louer à un coût abordable pour quelques minutes ou quelques heures.

Un avis d'appel d'offres a été mis en ligne par la CCN ces derniers jours. Elle y sollicite des acheteurs potentiels « afin de mieux comprendre les besoins d'affaires des acheteurs potentiels ». « Les informations partagées lors des rencontres permettront à la CCN d'élaborer une offre de vente publique adaptée aux réalités du marché », précise l'offre publiée sur un site spécialisé, Merx.

Les entreprises seront par la suite invitées à présenter une offre d'achat. Les parties intéressées ont jusqu'au 13 août pour se faire connaître.

D'ici à la fin du contrat liant la CCN à Bixi, en 2015, c'est la société d'État qui continuera de gérer le programme, a précisé le porte-parole.

Des ratés à Toronto

Ottawa n'est pas la seule grande ville à donner du fil à retordre au réseau Bixi, un produit conçu et lancé par SVLS, une société paramunicipale de la Ville de Montréal. Toronto songe elle aussi à se défaire de son Bixi, le maire de la Ville-Reine ayant refusé d'essuyer la dette de Bixi Toronto.

Bixi Toronto pourrait cesser ses opérations dans les prochains jours, laissant SVLS responsable de rembourser un emprunt de 3,9 millions$.

Michel Philibert, le président-directeur général par intérim de la SVLS, se dit convaincu que le volet ottavien de Bixi saura trouver preneur. Le fait que la CCN veuille se départir du Bixi ne signifie aucunement la mort du service, a-t-il assuré hier.

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