Jeunes ouvriers aux commandes

Ils étaient nombreux à se mettre dans la... (Martin Roy, LeDroit)

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Ils étaient nombreux à se mettre dans la peau d'un travailleur de la construction, ce week-end, à l'aéroport de Gatineau. Et il était parfois difficile de savoir qui des grands ou des petits avaient le plus de plaisir

Martin Roy, LeDroit

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Cinq ans après sa première pelletée de terre, l'événement Bâtisseur d'un jour jouit d'une popularité toujours grandissante, tout en conservant sa pertinence auprès du public.

Derrière le plaisir de divertir se cache une volonté d'éduquer, indique en substance l'idéateur de l'événement, Pierre Privé.

C'est cette double vocation qui a séduit un visiteur, Fernand-Bienvenue Ackey, qui s'est déplacé à l'aéroport de Gatineau avec ses deux enfants cette fin de semaine. «C'est une activité familiale qui est très sécuritaire, estime-t-il. Les enfants peuvent découvrir toutes sortes de métiers, c'est très intéressant.»

«Et surtout, ça valorise les métiers professionnels, commente le journaliste de formation. Personnellement, j'ai été élevé dans une culture où ce qui est valorisé, ce sont les emplois comme avocat ou médecin. C'est une bonne chose d'ouvrir l'esprit des enfants sur d'autres métiers.»

Si de nombreux parents ne se sont pas gênés pour grimper dans l'un des «monstres jaunes» disponibles au public, M. Ackey s'est contenté d'immortaliser les prouesses de sa fille de six ans sur son téléphone mobile.

«Moi, je suis trop peureux», lance-t-il.

Cette année, quelque 10000 visiteurs ont profité de l'occasion pour se mettre dans la peau d'un travailleur de la construction. Et il était parfois difficile de savoir qui des grands ou des petits avait le plus de plaisir en manipulant une pelle mécanique, un mini-chargeur ou une rétrocaveuse.

Découvrir le métier

Les visiteurs ont aussi au la possibilité de se familiariser avec les nombreuses facettes du secteur de la construction, dont les métiers de briqueteur-maçon, d'arpenteur et d'électricien.

Lorsqu'est venu le temps de se recycler après une longue carrière en patinage artistique, Jean-Philippe Mathieu a bien tenté d'adopter un travail de bureau, sans succès.

«Rester à l'intérieur, derrière un ordinateur, je ne suis pas capable. J'ai essayé, mais ce n'était pas pour moi, affirme le trentenaire qui a notamment terminé deuxième aux Championnats du monde de 2006, à Calgary. Je cherchais quelque chose qui me permettrait de bouger un peu plus et de travailler de mes mains.»

Fraîchement gradué en maçonnerie, M. Mathieu intégrera bientôt le marché du travail sans trop de difficulté. Les experts prévoient en effet que les jeunes diplômés combleront aisément le vide laissé par les départs à la retraite des plus vieux. Dans certains domaines, la pénurie existe déjà.

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