Fouilles archéologiques à Gatineau

Les fouilles ciblent deux zones à «potentiel archéologique... (Martin Roy)

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Les fouilles ciblent deux zones à «potentiel archéologique élevé» comprises entre le boulevard Gréber et la rue Prince-Albert. L'un des sites est situé directement devant l'église Saint-François-de-Sales.

Martin Roy

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Des fouilles archéologiques s'amorceront bientôt le long de la rue Jacques-Cartier à Gatineau. Les experts s'attendent à découvrir des vestiges du passage des Amérindiens et des Européens datant de plusieurs siècles.

Les fouilles ciblent deux zones à «potentiel archéologique élevé» comprises entre le boulevard Gréber et la rue Prince-Albert. L'un des sites est situé directement devant l'église Saint-François-de-Sales, l'autre étant un peu plus à l'est.

La Ville de Gatineau a donné le feu vert aux fouilles qui se dérouleront en partie sur l'emprise municipale. La compagnie Archéotec, responsable de toute l'opération, devra obtenir l'autorisation des propriétaires avant de creuser sur les terrains des particuliers.

Ces fouilles précéderont de quelques semaines les travaux d'excavation prévus par Hydro-Québec pour enfouir les réseaux câblés de distribution dans le secteur. Cette opération s'inscrit dans le projet de réaménagement des berges de la rue Jacques-Cartier, un chantier de 42 millions$ qui doit s'amorcer sous peu entre le pont Lady-Aberdeen et la rue Saint-Louis.

Archéotec a produit une étude de potentiel archéologique pour le compte d'Hydro-Québec. Le document identifie plusieurs sites d'intérêt le long de la zone de 2,4km visée par les travaux. Les fouilles viseront seulement les deux sites les plus intéressants, les autres demeurant toutefois sous surveillance.

Les berges des rivières Outaouais et Gatineau, qui se croisent à cet endroit, sont fréquentées depuis la préhistoire, selon les experts. Autochtones et Européens s'y rencontraient pour faire du commerce et de la traite des fourrures. Parmi les découvertes potentielles, on parle d'outils, de munitions, d'hameçons et de toutes sortes d'objets d'origine amérindienne ou européenne.

«Qui sait ce qu'on va découvrir?, s'interroge le conseiller du district de Pointe-Gatineau, Luc Angers. On sait que les sites recèlent un potentiel archéologique. Mais on ignore de quelle ampleur. Peut-être que nos découvertes inspireront de nouvelles idées pour mettre le site en valeur.» Au parc du Lac-Leamy, un peu plus au sud, les archéologues ont retrouvé des vestiges d'anciens campements à près d'une trentaine d'endroits.

Artefacts et... contaminants?

Ce n'est toutefois pas la découverte d'artefacts qui inquiète le plus Luc Angers. Trois rapports présentés dans le cadre de l'étude du projet de réaménagement de la rue Jacques-Cartier faisaient état de contamination possible dans le secteur. La présence d'un ancien dépotoir sous le parc LaBaie y est pour quelque chose. «Du point de vue de la contamination, mon inquiétude demeure, en raison de tout ce que ça peut engendrer comme dépenses supplémentaires», dit-il.

pduquette@ledroit.com

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