Village Riviera : Sam Chowieri va de l'avant, malgré l'opposition

Le propriétaire des Placements Katana Holdings, Sam Chowieri... (PATRICK WOODBURY, LeDroit)

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Le propriétaire des Placements Katana Holdings, Sam Chowieri

PATRICK WOODBURY, LeDroit

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Sam Chowieri va de l'avant et entame les travaux de construction de la phase IV de la résidence pour aînés Village Riviera.

Le propriétaire des Placements Katana Holdings a annoncé le début des travaux, hier, malgré la mise en demeure signifiée par les résidents de la rue de Nantel, qui sont voisins du terrain où sera construit l'édifice, dans une pente argileuse.

M. Chowieri a tenu à préciser que l'édifice en question est différent de l'édifice K, dont la construction est suspendue jusqu'à ce que le ministère du Développement durable, de l'Environnement, de la Faune et des Parcs du Québec statue sur la présence, ou non, d'un ruisseau sous le terrain. Le projet de la phase IV, lui, a été autorisé par la Ville de Gatineau qui a émis le permis de construction, le 17 avril dernier.

Lors du passage du Droit, la machinerie était déjà à l'oeuvre.

«Nous avons tous les permis nécessaires de la ville et les ingénieurs nous assurent que la stabilité du terrain ne pose pas de problème, alors nous construisons, a déclaré M. Chowieri. Je ne blâme pas les gens du voisinage qui sont mécontents, car le terrain a été vacant durant de nombreuses années et ils sont habitués, mais moi, j'ai acheté ce terrain à un prix très élevé et il est normal que j'y construise des résidences. Nous avons investi 60 millions$ dans l'ensemble de ce projet depuis 2005, alors nous n'allons pas laisser le terrain vacant, c'est certain.»

Le propriétaire a toutefois indiqué que pour l'édifice K, dans le haut de la pente, il attendra la décision du ministère de l'Environnement. «Si le ministère démontre qu'il y a effectivement un ruisseau et qu'il nous interdit de construire, nous allons oublier ce projet et reboiser le terrain», a-t-il ajouté.

Le changement de stratégie ne satisfait pas du tout les opposants, dont plusieurs vivent sur la rue de Nantel, tout juste au bas de la pente où sera construit l'édifice. L'un deux, Pierre Samson, a assuré que la mise en demeure envers la ville et les propriétaires sera maintenue.

Les résidents de la rue de Nantel, qui ont dû eux-mêmes respecter des normes strictes lorsqu'ils ont construit leurs maisons en 2007, s'inquiètent de la stabilité de cette pente et ne comprennent pas que la ville et le ministère permettent maintenant la construction de cet édifice.

«J'ai dû construire une fondation double, comprenant de l'acier, et je n'avais même pas le droit de construire un cabanon, parce que la Ville de Gatineau disait qu'il y avait un haut risque de mouvement de sol. Et voilà qu'on permet à ce promoteur de couper les arbres qui stabilisaient la pente et de construire cet édifice. Nous maintenons notre mise en demeure de façon à ce qu'il soit établi bien clairement que nous avons averti la ville. Présentement, c'est le seul geste que nous pussions poser pour nous protéger, s'il se produit quelque chose plus tard», a commenté M. Samson.

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