Les francophones croient toujours en l'écart salarial avec les anglos

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«L'écart des salaires entre francophones et anglophones était une grande problématique de la Révolution tranquille au Québec. Il fallait corriger ce problème qui affectait l'un des peuples fondateurs du pays», affirme Jack Jedwab, directeur général de l'Association d'études canadiennes.

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Les francophones du Canada seraient toujours nombreux à croire que leurs compatriotes anglophones gagnent un meilleur salaire qu'eux, même si de récentes statistiques tendent à démontrer le contraire, révèle une enquête de l'Association d'études canadiennes et de la Fondation canadienne pour le dialogue des cultures, dont LeDroit a obtenu copie.

Une majorité de francophones du Québec, soit 55%, croient que les anglophones partout au pays sont plus enclins à recevoir une rémunération supérieure à la leur. Dans les provinces où les francophones sont minoritaires, comme l'Ontario, c'est 40% de la population d'expression française qui s'estime moins bien payée que la majorité anglophone.

Pourtant, dans toutes les provinces à l'exception du Nouveau-Brunswick, les Canadiens dont la langue maternelle est le français gagneraient aujourd'hui plus que la moyenne, selon une récente étude du Conference Board du Canada pour le compte du Regroupement des gens d'affaires (RGA) de la capitale nationale. Le taux de chômage des francophones serait légèrement inférieur à la norme, selon cette même étude, basée sur des données de Statistique Canada.

Des racines historiques

«L'écart des salaires entre francophones et anglophones était une grande problématique de la Révolution tranquille au Québec. Il fallait corriger ce problème qui affectait l'un des peuples fondateurs du pays. C'était d'ailleurs l'une des conclusions de la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme. Aujourd'hui, cet écart n'existe plus bien qu'un grand nombre de francophones y croient toujours», affirme Jack Jedwab, directeur général de l'Association d'études canadiennes.

Les francophones du Québec auraient gardé le souvenir d'une époque où ils servaient de main-d'oeuvre à des patrons anglophones et l'extrapoleraient à tout le reste du pays, analyse M.?Jedwab au Droit. Ils seraient donc plus portés que leurs cousins des autres provinces à croire que l'écart salarial existe toujours, selon l'auteur de l'enquête intitulée Francophonie canadienne, immigration et identités.

Beaucoup d'indécis

D'un océan à l'autre, près de 20% des francophones n'auraient aucune idée s'ils sont plus ou moins bien rémunérés que leurs compatriotes anglophones, selon l'étude de M.?Jedwab, basée sur des données de la firme Léger Marketing. En revanche, la proportion d'indécis atteindrait les 45% chez les anglophones et les allophones

Plus de détails dans l'édition du Droit du 16 février 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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