LeDroit a appris que cette plainte a officiellement été déposée au Bureau du commissaire aux plaintes du ministère au courant de la journée d'hier. La Ville de Maniwaki en a été informée en début d'après-midi. Les informations publiées plus tôt cette semaine dans LeDroit, ainsi que d'autres éléments portés à la connaissance du ministère, ont forcé Québec à agir.
Dans notre édition de mardi, nous révélions que le Centre Château Logue devait près de 700 000 $ en taxes et intérêts impayés à la Ville de Maniwaki depuis 2006. Nous révélions aussi qu'une entente de gré à gré survenue entre Michel Lacroix, président du Château Logue, et la Ville de Maniwaki, a permis de réduire à 29 000 $ des frais de location, d'abord estimés à 378 000 $, pour l'utilisation d'un terrain municipal par le Château Logue. Dans notre édition d'hier, des conseillers municipaux affirmaient avoir un « malaise » face à cette situation. L'un d'eux, Louis-André Hubert, soutenait même qu'une « loi du silence » règne à Maniwaki.
Le MAMROT s'en mêle
À la lumière des récentes informations, le ministère a décidé d'agir par lui-même dans le dossier, étant donné qu'il n'avait reçu aucune plainte d'un citoyen en lien avec la gestion municipale en vigueur à Maniwaki. Le cabinet du ministre Sylvain Gaudreault est bien au fait de la situation.
« C'est très très rare que le ministère dépose lui-même une plainte, indique Caroline St-Pierre, porte-parole du MAMROT. La plainte n'est pas encore circonscrite parce qu'il y a beaucoup d'éléments dans le dossier, mais à la lumière des informations récemment divulguées, le ministère a jugé qu'il fallait faire une vérification auprès de la municipalité. »
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