Malaise à Maniwaki

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Des membres du conseil municipal de Maniwaki affirment ouvertement éprouver un malaise face à la façon dont la municipalité traite depuis quelques années le dossier du Château Logue.

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Des membres du conseil municipal de Maniwaki affirment ouvertement éprouver un malaise face à la façon dont la municipalité traite depuis quelques années le dossier du Château Logue. L'un d'eux évoque même une véritable «culture du silence» en place dans la municipalité de la Vallée-de-la-Gatineau.

Dans son édition de mardi, LeDroit révélait que le propriétaire du Château Logue, Michel Lacroix, doit près de 700 000 $ en taxes et intérêt impayés à la Ville de Maniwaki depuis 2006. À cela s'ajoute une somme de 378 000 $ en frais de location impayés pour l'utilisation du terrain de la ville sur lequel a été construit le terrain de golf du Château Logue. Selon nos informations, un règlement de gré à gré vient d'être conclu dans ce dossier qui réduit cette somme à 29 000$.

«C'est certain qu'on n'est pas à l'aise avec ça et qu'on trouve que la situation n'est pas idéale, mais ça permet de conserver une quarantaine d'emplois à Maniwaki, affirme Bruno Robitaille, conseiller municipal. La Ville n'en sort pas gagnante, ce n'est pas la meilleure situation, c'est vrai que certaines ententes se sont faites à rabais, mais nous les avons signées et nous devons vivre avec.»

Louis-André Hubert, aussi conseiller municipal et qui a déjà brigué la mairie, affirme partager le malaise de son collègue. «Je suis excessivement mal à l'aise avec tout ça, lance-t-il. J'ai régulièrement exprimé ma déception dans ce dossier. C'est d'ailleurs moi qui a forcé le conseil à nommer un procureur dans le dossier pour protéger nos créances. Sinon, nous aurions perdu certaines sommes par prescription.»

«Loi du silence»

Le malaise de M.Hubert ne concerne toutefois pas que le dossier du Château Logue. «Il y a une loi du silence qui règne à Maniwaki, soutient-il. C'est très difficile dans ce contexte de faire notre travail de conseiller. Il y a des sujets pour lesquels il est très mal vu de poser des questions.»

Le dossier du Château Logue est l'un de ces dossiers, selon M.Hubert, pour lequel toutes les questions étaient mal reçues. «Nous faisons de notre mieux en tant que conseillers pour protéger les intérêts des contribuables, mais nous sommes dans une situation invraisemblable, dit-il. Ce n'est pas normal que nous en soyons rendus-là.»

Les deux conseillers municipaux qui ont retourné l'appel du Droit affirment qu'il n'est «pas idéal» que Michel Lacroix soit en même temps associé directeur de la firme chargée de la vérification comptable des livres de la Ville de Maniwaki, et un contribuable corporatif devant près de 700 000 $ à la municipalité.

«Nous nous sommes fait conseiller là-dessus, mais c'est évident que ce n'est pas l'idéal», affirme M.Robitaille. «Ça fait partie de mon malaise», ajoute M.Hubert.

Quatre des six conseillers municipaux n'ont pas retourné les appels et courriels du Droit. Le maire, Robert Coulombe n'a lui aussi pas retourné l'appel du Droit hier.

Concurrence déloyale

Gilles Lafrenière, le propriétaire de l'Auberge des Draveurs, principal concurrent du Château Logue, à Maniwaki, est d'avis que l'attitude de la Ville envers son compétiteur est de nature à créer une situation de concurrence déloyale. «Moi je paie mes taxes, a-t-il lancé, hier, sur les ondes de CKOI 104,7. À mon avis, c'est de la concurrence déloyale. C'est de la magouille. Comment la Ville peut-elle tolérer qu'il ne paie pas ses taxes pendant aussi longtemps. Tout ça, ce sont des ententes en dessous de la couverte. Les contribuables ne sont pas au courant de tout ça.»

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