400e anniversaire du passage de Samuel de Champlain sur la rivière des Outaouais

Les Algonquins Anishnabes veulent remettre les pendules à l'heure

Gilbert Whiteduck (à droite), chef du village algonquin... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Gilbert Whiteduck (à droite), chef du village algonquin de Kitigan Zibi, près de Maniwaki.

Le Soleil, Steve Deschênes

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Les Algonquins Anishnabes ont bien l'intention de profiter du 400e anniversaire du passage de Samuel de Champlain en Outaouais pour remettre à l'heure les pendules de l'histoire.

«Jamais nous nous sommes agenouillés devant Champlain comme le suggèrent certains tableaux, nous l'avons plutôt porté et sans nous il n'aurait jamais pu compléter son voyage, il serait probablement mort», insiste le chef de la réserve Kitigan Zibi, Gilbert Whiteduck.

Le Réseau du patrimoine gatinois a dévoilé, hier, les grandes orientations que prendront les festivités en lien avec le 400e anniversaire du passage de Samuel de Champlain sur la rivière des Outaouais. Une panoplie d'activités publiques, de conférences et d'expositions vont ponctuer la prochaine saison estivale dans la région. Le détails et le calendrier des festivités seront dévoilés le 25 janvier prochain à l'ambassade de France, à Ottawa.

Le chef Whiteduck n'a pas hésité a affirmé, hier, que ce 400e anniversaire du passage du grand explorateur dans la région ne revêt pas la même signification pour sa communauté que pour le reste des citoyens de la région. Il s'agit pour lui d'une occasion en or de partager la vraie histoire de Samuel de Champlain, celle d'un courageux explorateur qui a eu la chance de bénéficier de l'accueil cordial que lui ont fait ses ancêtres lors de son passage en 1613.

«Il aurait pu être tué, pendu, il aurait pu mourir, mais les Anishnabes ont préféré partager avec lui leurs connaissances profondes du territoires qu'ils occupaient depuis déjà très longtemps avant sa venue, rappelle le chef Whiteduck. Nous lui avons permis de passer pour continuer son exploration. Sans les Anishnabes, on ne serait pas ici aujourd'hui pour parler de Samuel de Champlain. Nous l'avons accueilli dans notre maison, sans toutefois avoir l'intention de la lui donner. Finalement, la suite des choses ne s'est pas passée comme prévu, on connaît tous l'histoire.»

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