Le conseiller de Cantley n'a pas l'intention de démissionner

Hallé revient et se fait demander de partir

François Hallé n'a assisté qu'à trois réunions depuis... (SIMON SÉGUIN-BERTRAND, Archives LeDroit)

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François Hallé n'a assisté qu'à trois réunions depuis le début de l'année

SIMON SÉGUIN-BERTRAND, Archives LeDroit

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L'échevin de Cantley, François Hallé, n'a aucunement l'intention de démissionner de son poste, malgré la demande unanime de ses collègues du conseil municipal hier soir.

«Pour l'instant, je n'ai pas l'intention de démissionner», a assuré le principal intéressé.

C'est par voie d'un avis de motion que le maire Steve Harris, et les cinq autres élus de gouvernement municipal ont exigé le départ de leur collègue du quartier 2, citant plusieurs raisons pour leur prise de position.

M.?Harris a notamment souligné que le principal intéressé n'avait assisté qu'à deux réunions du conseil municipal entre le 1er?janvier et le 1er?septembre cette année en plus de s'absenter de toutes les rencontres des conseils municipaux. Son déménagement, en juillet 2011, à Québec où il poursuit ses études en médecine communautaire, l'empêche d'assister «à deux réunions sur trois» à Cantley, dit-il. Le maire l'a aussi accusé de négliger ses concitoyens, notamment en ignorant leurs appels téléphoniques ou leurs courriels.

«Conseiller délinquant»

«On a un conseiller délinquant - toutes définitions confondues - qui s'est fait élire, et il a un mandat de travailler (pour sa communauté). Il abandonne complètement ses électeurs et toutes ses responsabilités inhérentes à un élu. Il ne fait pas le travail attendu de lui et il ne mérite pas son salaire de 14000?$. Tout le monde est dans l'embarras avec une telle situation où un conseiller se fait élire et néglige son travail d'une façon aussi flagrante. Ce n'est pas acceptable. C'est important de dénoncer cela publiquement, a pointé du doigt M.?Harris. C'est mon travail comme maire de protéger les citoyens et de demander à M.?Hallé de partir.»

«La réponse, c'est non, a rétorqué l'homme visé.

«Oui c'est vrai que je me suis absenté plusieurs fois, mais quand même fait mes suivis de dossier, s'est-il défendu. Ce qui est écrit dans la résolution est complètement faux. Les gens peuvent me joindre sur mon cellulaire en tout temps. J'ai des citoyens à qui je parle régulièrement. Ils n'ont aucun problème de me joindre par téléphone ou courriel.»

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