Une autre journaliste agressée verbalement en ondes

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Peter Gullage, producteur à la CBC, a expliqué vendredi que la reporter Carolyn Stokes menait une entrevue sur le bord du lac Quidi Vidi lorsqu'un jeune homme accouru derrière elle a hurlé la phrase désormais célèbre, que l'on abrégera «FHRITP» - pendant qu'un ami enregistrait la scène pour la postérité.

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On croyait révolue cette mode douteuse qui pousse de «braves citoyens» à lancer une insulte vulgaire et sexiste à une journaliste en ondes - si possible en direct.

Une reporter de la télévision anglaise de Radio-Canada à Terre-Neuve-et-Labrador a porté plainte à la police après avoir subi en direct cette agression verbale, mercredi, lors des régates de Saint-Jean.

Peter Gullage, producteur à la CBC, a expliqué vendredi que la reporter Carolyn Stokes menait une entrevue sur le bord du lac Quidi Vidi lorsqu'un jeune homme accouru derrière elle a hurlé la phrase désormais célèbre, que l'on abrégera «FHRITP» - pendant qu'un ami enregistrait la scène pour la postérité.

M. Gullage indique que pour la CBC, il s'agit d'un geste de harcèlement en milieu de travail. La police provinciale mène son enquête, et son travail est facilité car toute la scène a été bien sûr enregistrée par la télévision publique.

Le phénomène est devenu un fléau aux États-Unis et au Canada depuis 2015. Un employé d'Hydro Ontario a même été congédié pour avoir lancé l'injure sexiste derrière une journaliste de CityNews qui était en direct avant un match du Toronto FC. La reporter Shauna Hunt, qui avait déjà vécu de telles agressions verbales, a cependant interpellé les joyeux lurons, en direct, et elle s'est attiré beaucoup de sympathie du public.

La dramaturge québécoise Catherine Léger a même écrit une pièce, «Baby-sitter», dans laquelle le personnage, un employé d'Hydro-Québec, est congédié pour avoir lancé l'insulte connue à Chantal Machabée, de RDS, une scène qui devient virale sur internet. Notre homme devra ensuite retrouver son amoureuse et ses proches.

Un homme qui avait usé de la même vulgarité avec une autre reporter de Terre-Neuve-et-Labrador, en avril dernier, a nié sa culpabilité, jeudi, à une accusation de méfait. C'était la troisième fois que la reporter Heather Gillis vivait cette pénible expérience depuis son arrivée à NTV en décembre 2011.

À Calgary, un autre a été accusé d'une infraction routière en mai 2015 pour avoir proféré l'insulte à une journaliste de la CBC.




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