Reconceptualiser la région à l'ère numérique

Antoine Normand, président de l'entreprise Bluebear LES, spécialisée... (Martin Roy, Le Droit)

Agrandir

Antoine Normand, président de l'entreprise Bluebear LES, spécialisée dans la reconnaissance criminalistique de médias numériques et dont le logiciel est distribué sur quatre continents, croit qu'il y a place à beaucoup d'amélioration.

Martin Roy, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Quels gestes peuvent être posés pour que la région de la capitale nationale soit plus intelligente ? Quels ont été les bons et les mauvais coups à cet égard ? Voilà deux des questions qui servaient de prémisse de départ à une conférence qui a réuni une centaine d'intervenants de divers milieux lundi à Ottawa.

Bibliothèque et Archives Canada, l'Université d'Ottawa, Ottawa 2017, la Ville de Gatineau et Investir Ottawa avaient invité les gens à réfléchir et imaginer la région de la capitale nationale de demain. Le constat : beaucoup de chemin reste à parcourir des deux côtés de la rivière, malgré toutes les initiatives mises de l'avant ces dernières années pour avoir une vision écologique, technologique et humaine.

Conférencier lors de l'événement, le conseiller municipal gatinois Martin Lajeunesse, qui siège sur le Comité des villes intelligentes de l'Union des municipalités du Québec, est bien placé pour en témoigner, lui qui a visité plusieurs villes branchées de la planète. Les exemples « intelligents » ayant attiré l'attention de l'élu du secteur Buckingham sont nombreux. 

« J'ai visité Barcelone, qui dispose de 6000 capteurs qui permettent en temps réel de transmettre l'information et de rediriger le trafic lorsqu'il y a un accident à une intersection. Ils ont aussi créé Mobile ID, qui permet à chaque citoyen d'accéder à son compte, à ce qui est relié à lui. On a aussi visité Montpellier, une ville universitaire de France. Là-bas, 43 % des habitants ont moins de 30 ans et on a décidé de mettre l'accent sur l'économie et le savoir. À Lyon, il y avait un local TUBÀ (un lieu qui permet aux citoyens de découvrir et tester de nouveaux services afin de contribuer à leur amélioration). Ici, ça pourrait se traduire en invitant de grands fournisseurs de services comme Bell, Vidéotron et Telus à s'asseoir avec les citoyens pour connaître leurs besoins », affirme-t-il.

Antoine Normand, président de l'entreprise Bluebear LES, spécialisée dans la reconnaissance criminalistique de médias numériques et dont le logiciel est distribué sur quatre continents, croit qu'il y a place à beaucoup d'amélioration. 

« Le premier message à retenir, c'est que les choses changent vite. Et avec la mise en place des outils d'une ville intelligente, on doit en profiter pour augmenter la sécurité et la capacité de réponse des autorités aux différentes urgences ou catastrophes. »

« Ça arrive souvent qu'on voie apparaître sur les réseaux sociaux des vidéos ou photos d'un événement avant même que quelqu'un ait appelé le 911. [...] Le 911, leur problème, c'est que leur seule capacité de recevoir de l'information, c'est avec la voix. Peut-être que si nous étions capables de leur envoyer un texto ou une vidéo qui pourrait ensuite être partagé avec les pompiers ou les policiers, par exemple, ceux-ci auraient une meilleure idée à quoi s'attendre une fois sur place », indique-t-il. 

M. Normand avait d'ailleurs un parallèle frappant pour illustrer le fait que nous sommes plongés dans l'ère numérique : la plus grande compagnie de taxis au monde n'a pas de taxis (Uber), le plus gros hôtelier au monde n'a pas de chambres d'hôtel (AirBnB) et le plus gros détaillant au monde n'a aucun inventaire (Ali Baba).




À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer