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La communauté de Kitigan Zibi réclame des terres ancestrales

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Les plaines LeBreton font partie des vastes terres réclamées par les Algonquins de Kitigan Zibi.

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Les Algonquins de Kitigan Zibi revendiquent la propriété de vastes terres ancestrales où sont bâtis le parlement, la Cour suprême du Canada et plusieurs autres institutions fédérales à Ottawa.

La requête a été déposée en Cour supérieure de l'Ontario par le chef Jean-Guy Whiteduck, au nom de la nation algonquine Anishinabe.

Les revendications territoriales des Algonquins incluent aussi les plaines LeBreton, site potentiel du futur aréna des Sénateurs d'Ottawa, de même que les îles Chaudières, Victoria et Albert.

D'après le chef Whiteduck, ces terres ancestrales n'ont jamais été cédées officiellement par un traité et reviennent de droit aux Algonquins.

Les Amérindiens ont occupé ces terres jadis, autant pour la chasse, la pêche, la trappe, que pour monter des camps, pratiquer l'agriculture et cueillir des fruits et des plantes médicinales, indique la poursuite.

Les plaines LeBreton doivent faire l'objet d'un développement résidentiel et commercial majeur au cours des prochaines années. Tout comme le secteur des chutes Chaudières, qui est propriété du groupe Windmill.

La poursuite vise le Procureur général du Canada, la Commission de la capitale nationale et la province de l'Ontario. Le chef Whiteduck ne cache pas que le recours aux tribunaux vise à forcer une discussion entre les autorités et les Amérindiens.

Les membres de la nation algonquine veulent faire partie intégrante des négociations concernant le développement de leurs terres ancestrales et profiter eux aussi des retombées. Jusqu'à maintenant, ils n'ont pas eu l'impression d'être suffisamment considérés par les autorités fédérales et provinciales. «On veut être traités comme des partenaires à parts égales», a résumé M.Whiteduck jeudi.

Jugement de 2014

La démarche de la nation algonquine s'inscrit dans la foulée d'un jugement historique rendu par la Cour suprême en 2014. Une toute première nation autochtone a alors vu le titre ancestral de son territoire reconnu par le plus haut tribunal du Canada, au terme d'un combat judiciaire qui s'est étiré sur plus d'un quart de siècle. Ce jugement unanime stipulait que les Premières Nations ont le premier et dernier mot quant au sort de leurs terres ancestrales.

Ottawa n'est pas la première ville canadienne à être visée par une requête de ce type. En 2015, la Cour d'appel fédérale a conclu que le gouvernement canadien n'avait pas adéquatement consulté les communautés autochtones lorsqu'il a décidé de vendre d'anciens baraquements militaires à Winnipeg. Les bâtiments avaient été construits sur des terrains revendiqués par quatre communautés des Premières Nations.

Avec La Presse canadienne

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