Une invitation à respecter la démocratie

Laisser les conseillers municipaux choisir eux-mêmes les maires... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Laisser les conseillers municipaux choisir eux-mêmes les maires n'enchante pas Suzanne Roy.

Spectre Média, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) La présidente de l'Union des municipalités du Québec, Suzanne Roy, n'accueille pas du tout la suggestion du Regroupement des élus municipaux indépendants (RÉMI) d'abolir le suffrage universel pour le choix d'un maire. Elle inscrit aussi son désaccord avec l'idée du conseiller Julien Lachance d'abolir les partis politiques municipaux au Québec.

« Moi, j'étais d'abord une conseillère indépendante. Pour moi, c'est une façon de faire de la politique qui est intéressante. Après, je suis entrée dans un parti. Qu'on choisisse la formule d'équipe, la formule de l'indépendance ou celle du parti politique, ce sont trois bonnes formules selon ce qu'on veut faire et la façon dont on veut le faire. Je ne pense pas que personne a la vérité absolue », lance-t-elle.

« Quand je vois qu'on veut l'abolition des partis municipaux et que des indépendants se regroupent, je me demande si c'est une façon de ne pas respecter les obligations des partis politiques. Parce que d'avoir un parti politique, ça vient avec un paquet d'obligations légales de reddition de comptes, de suivis, d'une transparence qu'on doit avoir. On ne doit pas aller vers du mur à mur. On ne doit pas imposer une voie à la démocratie. La démocratie doit s'exprimer dans toutes ses facettes, autant par l'indépendance que par les partis et les équipes. »

Laisser les conseillers municipaux choisir eux-mêmes les maires n'enchante pas Suzanne Roy. « Un maire doit être redevable aux citoyens, pas aux conseillers. La population, quand elle vote, elle doit savoir pour qui elle vote à la mairie. Pour moi, c'est fondamental. Il n'y a pas de démocratie plus directe : à la mairie, ce sont tous les citoyens d'une municipalité qui ont le droit de choisir leur maire. Au provincial, même si on ne vote pas directement pour un premier ministre, on sait qui sont les candidats. Mais de demander aux citoyens de voter sans savoir qui sera le maire, c'est une déviation de la démocratie pure et simple. »

Cette idée entache-t-elle la crédibilité du RÉMI selon Mme Roy? « Pas du tout. Dans la vie, on a le droit de faire des erreurs. Je ne suis pas d'accord avec leur opinion, mais ça ne veut pas dire qu'ils n'ont pas d'autres excellents points. Moi, je pense toujours au citoyen et je me demande ce qui est clair. Quand le citoyen met son X, il doit comprendre ce qu'il aura en fin de compte. Soyons respectueux de la démocratie. C'est toujours dangereux la pensée unique. »

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