Combat ultime pour la vie de 21 chiens

Vingt et un présumés chiens de combat attendent dans un refuge ontarien qu'un... (Archives, La Presse)

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La Presse Canadienne

Vingt et un présumés chiens de combat attendent dans un refuge ontarien qu'un tribunal décide s'ils vivront ou mourront.

La Société pour la protection des animaux de l'Ontario (OSPCA) a demandé à une cour de Chatham, dans le sud-ouest de la province, la permission d'euthanasier les bêtes, qui ont été saisies l'automne dernier dans le cadre d'une enquête sur un possible réseau de combats de chiens organisés.

Les détails concernant les allégations font partie d'un document de près de 100 pages remis au tribunal par l'organisme le 16 janvier. 

Une affaire criminelle, qui en est encore à ses débuts, a aussi été lancée à la suite de cette investigation et met en cause quatre personnes faisant face à plus de 300 accusations de cruauté envers les animaux et d'infractions relatives aux armes.

Aucune de ces allégations n'a été prouvée en cour. Et c'est justement le problème de Ken Marley, l'avocat des quatre accusés, qui pourrait être forcé de montrer les cartes qu'il comptait jouer durant le procès criminel afin de contester la requête de l'OSPCA.

En entrevue, Me Marley a expliqué que la défense a deux options: soit elle joue ses cartes maintenant contre la demande de l'OSPCA, révélant au passage à la Couronne le jeu qu'elle avait l'intention d'utiliser au procès criminel, soit elle laisse les chiens se faire euthanasier et joue ses cartes au procès.

Les noms de John Jacob Robert, Kim Thu Thi Robert et Michel Conrad Gagnon sont cités dans la requête de l'OSPCA, qui dans ce cas relève de la juridiction provinciale. Le fils des Robert, John fils, est aussi nommé dans l'affaire criminelle.

Ken Marley a indiqué qu'il demanderait au tribunal durant la prochaine audience, prévue pour le 10 mars, de reporter la requête de l'OSPCA jusqu'à ce que le procès criminel soit terminé.

«Pourquoi maintenant? Pourquoi l'OSPCA souhaite détruire ces chiens avant que quelque chose ait été prouvé en cour hors de tout doute raisonnable?», a déclaré l'avocat.

L'organisme refuse de répondre à cette question. 

D'ailleurs, il a déjà euthanasié trois des bêtes concernées pour des raisons médicales, un fait qui fâche Me Marley.

«C'est comme si l'OSPCA avait décidé de rendre elle-même justice et de détruire trois des chiens avant même de demander une ordonnance à un tribunal», a-t-il affirmé.

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