La «maison de pot» pique la curiosité

Sur place, La Voix de l'Est a pu... (photo tirée du site de Re/Max)

Agrandir

Sur place, La Voix de l'Est a pu constater d'importants dommages, y compris des murs troués et recouverts de traces d'humidité.

photo tirée du site de Re/Max

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Sainte-Sabine) La visite libre d'une maison hautement endommagée par la culture intensive de cannabis a attiré des dizaines de curieux à Sainte-Sabine, dimanche après-midi.

Ces derniers jours, plusieurs médias ont rapporté la mise en vente de cette propriété perquisitionnée en juin 2014. Après la saisie de cent livres de cocottes de pot, quatre hommes avaient été arrêtés pour production de cannabis.

Courtiers chez RE/MAX, Michel Arès et son fils Dominic ont été chargés de la vente sous contrôle de justice par le Procureur général du Québec.

Peu indisposées par les activités illicites qui s'y déroulaient autrefois, une quinzaine de personnes exploraient le 475, rue André Nord, au moment du passage de La Voix de l'Est.

Deux offres d'achat

«On a déjà deux offres d'achat. On va soumettre ça au huissier cette semaine. Le prix (final de la vente), par contre, je ne le sais pas», indique Michel Arès.

On demande 143 900 $ pour la propriété de deux étages comprenant notamment trois chambres et deux salles de bain. Le relevé de taxes fourni par la municipalité de Sainte-Sabine évalue à 125 888 $ la valeur foncière totale après uniformisation, dont 33 000 $ pour le terrain de 85 846 pieds carrés.L'éventuelle transaction sera effectuée «sans garantie légale et aux risques et périls de l'acheteur», indique la fiche descriptive de la maison.

En dépit de l'ampleur des dégâts, l'entrepreneur David Ballabey figurait parmi les intéressés. «C'est un investissement majeur. Il y a au moins 150 000 $ en réparations à faire. Tu dois tout arracher et refaire le toit», souligne-t-il. En «économisant sur la main-d'oeuvre», M. Ballabey et son associé estiment néanmoins que la rénovation pourrait leur être profitable.

«Moisi à la grandeur»

Ayant déjà acheté une maison reprise par la justice, l'entrepreneur Stéphane Cabana et sa conjointe Jasmine Bergeron suivent le dossier du 475, rue André Nord, depuis la saisie de juin 2014. Le couple de Sainte-Sabine a toutefois déchanté dimanche après-midi.

«Tout est à refaire de A à Z. C'est moisi à la grandeur», énumère M. Cabana. Sur place, La Voix de l'Est a pu constater d'importants dommages, y compris des murs troués et recouverts de traces d'humidité.

En se rendant au sous-sol, particulièrement endommagé, Mme Bergeron affirme avoir été incommodée.

 Parmi la foule présente dimanche après-midi, certains étaient venus faire leur tour par simple curiosité. «Juste en voyant les photos (sur Internet), on savait que c'était plus ou moins intéressant», mentionne Jules Masse.

Une première

Mécontent de voir le dossier obtenir une exposition médiatique considérable, Michel Arès a néanmoins reconnu le caractère particulier de la situation.

«Je ne sais pas si c'est de la bonne publicité. Moi et mon fils, on fait 90 transactions par années. Des "maisons de pot", on n'en a presque jamais fait. Et dans cet état-là, c'est une première.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer