Marche commémorative à Ottawa

Les affiches «Je suis Charlie» et les crayons... (Martin Roy, LeDroit)

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Les affiches «Je suis Charlie» et les crayons étaient nombreux à Ottawa, hier.

Martin Roy, LeDroit

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L'élan de solidarité qui émanait de Paris, hier, s'est transporté d'une capitale à une autre alors qu'environ 500 personnes se sont rassemblées au parc de la Confédération, à Ottawa.

Un peu décousue, cette manifestation n'avait pas réellement d'organisateurs. Les gens se sont donné rendez-vous et le tout s'est déroulé à la bonne franquette.

«Je suis Charlie» a été scandé par les participants alors qu'ils marchaient autour du parc. Un moment de silence a ensuite été observé autour de la fontaine Colonel-By, suivi par des applaudissements nourris, prolongés et quelque peu étouffés par les mitaines.

Le rassemblement s'est conclu par le chant de La Marseillaise, l'hymne national français.

Pour l'ambassadeur de France au Canada, Philippe Zeller, le rassemblement témoigne d'un désir profond des populations de se solidariser.

«Ici, particulièrement, à Ottawa, nous avons été extraordinairement touchés par l'ensemble des messages de soutien, de solidarité, d'empathie et de sympathie qui ont été exprimés très spontanément depuis mercredi», affirme M. Zeller.

Le sort réservé aux artisans de Charlie Hebdo, notamment, a marqué plusieurs personnes présentes au rassemblement. Les crayons étaient portés bien haut pour honorer ces caricaturistes et journalistes assassinés pour leur satyre.

Ariane Bouchard est venue de Campbell's Bay avec son mari de nationalité française pour honorer toutes les victimes des attaques survenues la semaine dernière, incluant ce symbole de liberté d'expression.

«C'est un monument, affirme Mme Bouchard. On peut être d'accord ou non, mais ils ont fait rire tellement de gens.»

Michel Bouchard, résident de Gatineau, prévoyait se rendre à Montréal pour manifester son soutien, jusqu'à ce qu'il entende parler du rassemblement à Ottawa. Il arborait un drapeau québécois et un crayon format géant, hier, pour dénoncer cet affront à la liberté d'expression.

«Tout le monde est touché, peu importe où on est», résume-t-il.

jpaquette@ledroit.com

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