Cinq ans après le séisme à Haïti

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Plus de 200 000 personnes sont mortes dans le séisme à Haïti en janvier 2010.

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Un triste anniversaire sera célébré à Haïti au cours de la prochaine semaine. En 2010, le 12 janvier, un séisme de 7 sur l'échelle de Richter a frappé ce pays de plein fouet causant la mort de plus de 200000 personnes.

À l'époque, l'Association québécoise pour l'avancement des Nations unies (AQANU), particulièrement sa section de l'Outaouais, était déjà active dans ce pays pour faire du développement à long terme.

Selon le vice-président d'AQANU-Outaouais, Pierre Gosselin, un projet était en cours pour enseigner certains trucs au niveau de l'agriculture. Par exemple, prioriser la culture par paliers, d'éviter le déboisement, ainsi que de cultiver autre chose que des produits pour l'exportation comme la canne à sucre et le café, des produits cultivés depuis l'époque de l'esclavage.

«Avant, ils déboisaient tout, ils cultivaient, et quand ils avaient un ouragan ou des pluies abondantes, la pluie lavait tout et ça s'en allait dans la mer.»

Alain Talbot s'est rendu plusieurs fois à Haïti au cours des dernières années. Il était responsable de ce projet de développement à long terme avant que le séisme frappe. Il s'est rendu, récemment, dans les régions où ces enseignements ont été prodigués.

«C'est encourageant, trois ans après la fin du programme, ils continuaient de mettre en pratique ce qu'on leur a montré. Ils étaient fiers de nous le montrer. Ils ont même commencé à partager leurs connaissances avec des cultivateurs des alentours.»

Peu équipé pour réagir à une telle catastrophe, AQANU a tout de même été mêlé à l'effort international pour apporter de l'aide d'urgence, en 2010.

M. Gosselin soutient que plusieurs dons leur avaient été envoyés pour qu'ils soient partagés avec la population locale.

AQANU-Outaouais a mis à profit son partenariat avec les Petites Soeurs de Sainte Thérèse (PSST), un groupe religieux près de Rivière-Froide, à Haïti. C'est ce groupe qui a géré les fonds alloués par l'association québécoise.

Après le choc, AQANU a poursuivi son partenariat pendant la reconstruction. Les PSST avaient notamment vu une école qu'elles administraient être démolie par le sinistre.

Avec l'aide internationale, dont celle d'AQANU, cette école a été reconstruite de façon à éviter une autre démolition de la sorte. Une école de métiers a également été ouverte quelques mois plus tard.

«C'est un tour de force, affirme M. Talbot. On a réussi à aller chercher une subvention du (gouvernement canadien) pour ce projet. [...] Il va y en avoir une génération et une autre de jeunes qui vont passer par là.»

Alain Talbot et Pierre Gosselin sont empreints d'un sentiment de fierté lorsqu'ils constatent l'impact du support que leur organisme apporte dans ce pays en difficulté. Malgré le sinistre et les perturbations politiques actuelles, les deux hommes de la région demeurent optimistes de voir la situation continuer de s'améliorer dans ce pays des Caraïbes.

Jpaquette@ledroit.com

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