• Le Droit > 
  • Actualités 
  • > La STO ne remet pas en question ses «arrêts de courtoisie» 

La STO ne remet pas en question ses «arrêts de courtoisie»

Les policiers ont marqué l'endroit, sur la route... (Étienne Ranger,  Archives LeDroit)

Agrandir

Les policiers ont marqué l'endroit, sur la route 307, où un véhicule a frappé Maryse Beaulne une deuxième fois.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La Société de transport de l'Outaouais (STO) ne remet pas en question ses «arrêts de courtoisie» dans les secteurs ruraux, ce même type d'arrêt que s'apprêtait à rejoindre la jeune Maryse Beaulne, happée mortellement mardi matin.

Selon ce qu'on peut lire sur le site de la société de transport, cette offre «permet aux usagers qui désirent descendre plus près de leur destination de le faire, même s'il n'y a pas d'arrêt de bus à cet endroit».

Les usagers de la STO peuvent s'adresser au chauffeur, qui «arrêtera son véhicule à l'endroit qu'il juge le plus sécuritaire».

En fait, il suffit de lever le bras sur le bord de la route pour interpeller le chauffeur, un peu comme on le ferait pour prendre un taxi, confirme la STO. «Ce sont des arrêts sur demande, explique Dominique Leclerc, de la STO. Effectivement, ce sont des arrêts spontanés. Le chauffeur juge si l'arrêt est sécuritaire.» L'arrêt doit toutefois être observé sur le même trajet emprunté par l'autobus pour compléter son circuit.

Cette habitude est observable en quatre endroits sur la route 307, ainsi que sur la route 105, à Chelsea, sur le boulevard Maloney Est, dans le secteur rural de Gatineau, et en quelques endroits plus éloignés du secteur Aylmer.

En milieu rural, il n'est pas nécessaire de se rendre à un arrêt officiel, avec panneau et emprise sur la chaussée, qui se trouve parfois à des centaines de mètres. «C'est en fait plus sécuritaire que de marcher 400 mètres sur le bord de la route pour aller chercher un arrêt.»

La victime de 17 ans traversait la route 307, vers 6h30, mardi, lorsqu'elle a été frappée par un premier véhicule qui se dirigeait vers le nord. Elle a été percutée une deuxième fois par une camionnette qui roulait vers le sud. La victime a été projetée sur plusieurs mètres.

Selon les informations préliminaires, le lampadaire situé à l'intersection de la rue Cardinal était allumé au moment de la collision. Afin de prendre l'autobus de la STO en direction sud, la jeune femme devait traverser cette route où la limite de vitesse est de 70 km/h, alors que seuls les automobilistes sur la rue Cardinal doivent respecter un arrêt obligatoire.

Maryse Beaulne devait en principe attendre l'autobus entre l'accotement et l'entrée privée située sur la 307 sud. Aucun autre client de la STO n'attendait à cet endroit, au moment où elle traversait la rue.

Des résidents du secteur, dont la mairesse Madeleine Brunette, ont déploré le manque de visibilité et de sécurité à cet endroit.

ldebacher@ledroit.com

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer